Autour du volcan
Aurillac et son bassin
Aurillac, Arpajon-sur-Cère, Ytrac, Naucelles, Jussac, Saint-Paul-des-Landes, Sansac : une cuvette verdoyante à six cents mètres d’altitude, où se concentrent l’emploi, l’hôpital, les administrations, une industrie du parapluie devenue confidentielle et une coopérative laitière. La ville est connue des bulletins météo pour ses matinées froides. Les quartiers de Marmiers et de la Montade ont leurs immeubles ; autour, les lotissements grimpent sur les coteaux. C’est le seul secteur du Cantal qui ne perde pas d’habitants, et le mieux doté en centres VHU.
La Châtaigneraie
Maurs, Montsalvy, Saint-Mamet-la-Salvetat, Le Rouget, Laroquebrou, Calvinet : au sud et à l’ouest d’Aurillac, un plateau de schistes découpé par des vallées encaissées, plus bas, plus doux, couvert de châtaigniers et de prés. Maurs se dit la Nice du Cantal. On regarde ici vers Figeac et vers Rodez. L’élevage porcin et bovin fait vivre des exploitations dispersées, reliées par des routes étroites et tortueuses. Les fermes ont des granges à montoir où restent des véhicules que plus personne ne démarre.
Les monts du Cantal et leurs vallées
Vic-sur-Cère, Thiézac, Le Lioran et sa station, Murat, Dienne, Mandailles, Salers, Le Falgoux : du Plomb du Cantal et du puy Mary descendent des vallées glaciaires en étoile, aux villages de lave sombre. Un tunnel routier perce le massif entre Aurillac et Murat ; les cols, eux, ferment de novembre à mai. Sur les estives, les burons rappellent la fabrication du fromage en altitude. Les quatre-quatre et les bétaillères sont l’outil de travail, et les voitures ordinaires souffrent du froid, des pentes et du sel.
Saint-Flour, la Planèze et l’est cantalien
Saint-Flour, ville haute sur son éperon de basalte et ville basse en contrebas, la Planèze, plateau fertile et venté, Neuvéglise, Pierrefort, Chaudes-Aigues et ses sources brûlantes, le viaduc de Garabit, Ruynes-en-Margeride, Massiac : l’est est la seule partie du département que dessert une autoroute, gratuite de surcroît. Elle amène son lot de véhicules en panne ou accidentés, laissés sur place par des conducteurs de passage. Au sud, l’Aubrac cantalien ; au nord, le Cézallier d’Allanche et de Marcenat, l’un des plateaux les plus déserts du Massif central.
Mauriac, l’Artense et le nord-ouest
Mauriac, Pleaux, Ydes, Champagnac et son ancien bassin houiller, Saignes, Lanobre, Riom-ès-Montagnes, Condat : entre les gorges de la Dordogne, noyées par de grands barrages, et les pentes du volcan, un pays de bocage, de forêts et de lacs glaciaires. La gentiane et le bleu d’Auvergne y ont leurs fabriques. La population est âgée, très dispersée, et Clermont, Brive ou Aurillac sont toutes à plus d’une heure de route.
Rachat d’épave dans le Cantal : ce qui fait le prix
Un rachat d’épave suppose un véhicule qui ait encore quelque chose à donner. L’épaviste regarde le modèle, la motorisation, l’année, le kilométrage, la nature de la panne ou des dégâts, la corrosion, l’état intérieur, et contrôle qu’aucun organe n’a été retiré. Le Cantal use ses voitures : hivers longs, routes salées cinq mois par an, dénivelés, trajets quotidiens importants. Beaucoup arrivent chez l’épaviste avec un châssis très attaqué, et partent en enlèvement gratuit, accessible à tout véhicule complet. Sont rachetés, en revanche, les quatre-quatre et pick-up d’éleveurs, très demandés quel que soit leur âge, les utilitaires, les voitures de moins de douze ans accidentées, notamment sur l’autoroute, et les modèles à transmission intégrale. Le règlement d’un rachat se fait lors du chargement. Pour un véhicule sinistré, consultez la page épave accidentée.
Les centres VHU du Cantal : huit sites en trois groupes, et le volcan au milieu
Pour un département aussi peu peuplé, le Cantal est correctement équipé. Géorisques y inscrit onze établissements à la rubrique 2712 des installations classées (entreposage, dépollution, démontage de véhicules hors d’usage), dont huit en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026, chacun dans une commune différente. Trois sont tenus par des récupérateurs généralistes, pour qui la voiture voisine avec les métaux. Ils forment trois groupes. Pour le bassin d’Aurillac : Arpajon-sur-Cère, qui sert aussi le Carladès aveyronnais, et Saint-Paul-des-Landes, sur près de deux hectares. Pour Saint-Flour : Coren, un hectare et demi, à quelques kilomètres de la ville, Neuvéglise-sur-Truyère, et Fridefont, tout au sud, proche de la Lozère. Pour le nord-ouest : Mauriac, de petite taille, Champagnac, et Lanobre, qui reçoit aussi les demandes de Bort-les-Orgues, en Corrèze.
Entre ces trois groupes se dresse le massif, et c’est là que sont les vides, à une petite installation près, celle d’un garage de Saint-Cirgues-de-Jordanne. Murat est à plus de vingt kilomètres de Coren ; Allanche, dans le Cézallier, aussi ; Condat est à près de vingt-cinq kilomètres de Lanobre, Riom-ès-Montagnes à plus de quinze. Au sud, Montsalvy est à près de vingt-cinq kilomètres d’Arpajon, et Maurs regarde vers Viviez, en Aveyron. Massiac, au nord-est, est à une vingtaine de kilomètres de Coren comme du Brivadois. Vic-sur-Cère, Salers, Pleaux et Pierrefort sont à une douzaine de kilomètres du premier site, à vol d’oiseau ; par la route, Vic-sur-Cère est à environ 15 km d’Arpajon-sur-Cère. Le cadre juridique est celui-ci : depuis le 1er janvier 2025, les centres VHU sont soumis à l’enregistrement des installations classées, et les agréments préfectoraux délivrés avant restent valables tant qu’ils ne sont pas retirés. Seuls ces centres établissent le certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| AUTO PIECES DEJOU | Arpajon-sur-Cère (15130) |
| SAS HINDERCHIED RECUPERATION | Champagnac (15350) |
| RM OCCAS | Coren (15100) |
| CHASSANG RECUPERATION | Fridefont (15110) |
| AUT’OCCAS | Lanobre (15270) |
| LAPORTE RECUPERATION CANTAL | Mauriac (15200) |
| VITTEL RECUPERATION SARL | Neuvéglise-sur-Truyère (15260) |
| Ets FABRUDE RECYCLAGE TRANSAC AUTO SARL | Saint-Paul-des-Landes (15250) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
La prise en charge, du début à la fin
Vous indiquez la voiture, son état, la commune, l’altitude, et si l’accès est possible en hiver. Un épaviste vous rappelle avec sa réponse : gratuité, rachat, ou prix convenu si le véhicule est incomplet. La date tient compte de la météo et des autres demandes du secteur. Sur place, il vérifie les papiers et l’identité du signataire, fait signer la cession, charge au treuil et dépose le véhicule dans un centre VHU. Dans les hautes vallées et sur le Cézallier, l’essentiel des enlèvements a lieu d’avril à novembre.
Les papiers à présenter le jour venu
La carte grise barrée, avec « cédé le », la date, « pour destruction » et la signature. Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Si vous n’êtes pas sur place, si le titulaire est décédé ou si la carte grise est perdue, la page formalités indique comment faire.