Le Berry du Cher en cinq pays
Bourges et la Champagne berrichonne
Bourges est une ville d’armement : missiles, canons, centre d’essais, écoles militaires emploient des milliers d’ingénieurs et de techniciens, logés à Saint-Doulchard, Trouy, Saint-Germain-du-Puy ou La Chapelle-Saint-Ursin. La base aérienne d’Avord, à l’est, ajoute ses militaires, qui vont et viennent au rythme des affectations. Les quartiers nord ont de grands ensembles vieillissants. Tout autour, la Champagne berrichonne déroule jusqu’à Levet, Dun-sur-Auron et Baugy une plaine de blé et de colza, aux fermes massives et aux cours immenses.
Vierzon et la vallée du Cher
Vierzon est un carrefour : trois autoroutes et deux grandes lignes ferroviaires s’y croisent. La ville a fabriqué des tracteurs, des batteuses et de la porcelaine ; ses usines ont fermé l’une après l’autre, et elle a perdu un quart de ses habitants. Il en reste des quartiers ouvriers aux maisons étroites, un parc automobile âgé, et des garages de quartier débordés. Mehun-sur-Yèvre et Foëcy prolongent cette vallée porcelainière vers Bourges. Le nœud autoroutier apporte son lot de véhicules accidentés, venus de toute la France.
La Sologne et le Pays-Fort
Au nord, Aubigny-sur-Nère, la cité des Stuarts, Argent-sur-Sauldre, Brinon, La Chapelle-d’Angillon : la Sologne du Cher, avec ses étangs, ses bruyères et ses chasses, moins connue que celle du Loir-et-Cher mais tout aussi boisée. Plus à l’est, le Pays-Fort d’Henrichemont, de Vailly et du village potier de La Borne est un bocage de collines et de chemins encaissés. Les résidences secondaires de Parisiens y sont nombreuses. Le sol, sableux ici, argileux là, décide de la saison à laquelle un camion peut s’engager dans une allée.
Le Sancerrois et le val de Loire
Sancerre occupe le sommet d’un piton, au-dessus de la Loire : on y monte par des rampes en lacets, et les caves des vignerons de Chavignol, de Bué ou de Verdigny sont creusées sous des maisons serrées. Le vignoble est prospère, ses utilitaires récents. En bas, Saint-Satur, Léré et Belleville, où tourne une centrale nucléaire, bordent le fleuve et son canal latéral. Plus au sud, La Guerche-sur-l’Aubois et Sancoins, connu pour son marché aux bestiaux, vivent dans l’orbite de Nevers, de l’autre côté de la Loire.
Le Boischaut et la Marche
Saint-Amand-Montrond, ville d’imprimeurs et de bijoutiers, commande le sud. Autour, Châteaumeillant et son vignoble confidentiel, Lignières, Le Châtelet, Culan, Saulzais-le-Potier : un bocage vallonné d’élevage charolais, de haies vives et de villages qui se dépeuplent, où plusieurs communes revendiquent d’être le centre géographique de la France. La vie y est tranquille et les revenus faibles. Les fermes sont au bout de chemins privés d’un kilomètre, et l’on y trouve des voitures hors d’usage depuis si longtemps que les ronces les ont recouvertes.
Rachat d’épave dans le Cher : ce qui fait le prix
Pour établir un rachat d’épave, l’épaviste a besoin de savoir à quoi il a affaire : constructeur, modèle, moteur, année, kilométrage, cause de l’immobilisation, état de la structure, pièces manquantes. Le Cher présente deux gisements de véhicules valorisables. Le premier est le carrefour de Vierzon et l’autoroute centrale, qui fournissent des voitures accidentées, souvent récentes, parfois haut de gamme. Le second est l’agglomération de Bourges, dont la population de techniciens et de militaires roule dans des voitures correctement entretenues. Le vignoble du Sancerrois livre aussi des utilitaires en bon état. À l’opposé, le Boischaut et Vierzon ont un parc très ancien ; et une voiture restée vingt ans sous les ronces n’a plus de valeur, même si elle était saine à l’arrêt. Elle bénéficie de l’enlèvement gratuit si elle est complète. Le paiement d’un rachat se fait à l’enlèvement. Voir la page épave accidentée en cas de sinistre.
Les centres VHU du Cher : cinq sites, dont quatre autour de Bourges et de Vierzon
Treize fiches du Cher figurent dans Géorisques à la rubrique 2712 des installations classées (entreposage, dépollution, démontage de véhicules hors d’usage). Dix sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026, mais trois d’entre elles sont de petits dépôts de récupérateurs de métaux, et deux autres, à Bourges et à Vierzon, portent le nom d’exploitants qui ont cessé leur activité. Pour les voitures, il en reste cinq. Trois entourent Bourges : un à Fussy, à la sortie nord, un à Vignoux-sous-les-Aix, qui est le plus étendu du département avec plus de cinq hectares, et un à Levet, au sud. Foëcy dessert le Vierzonnais. Le dernier, de petite taille, est à Châteaumeillant, à l’extrémité sud.
Tout le pourtour est donc à découvert. Saint-Amand-Montrond, troisième ville du Cher, est à plus de vingt kilomètres du premier centre, celui de Levet. Le Sancerrois n’a rien, mais Cosne-Cours-sur-Loire, dans la Nièvre, est juste de l’autre côté du fleuve et en compte plusieurs. La Guerche-sur-l’Aubois et Sancoins se tournent de même vers Challuy, près de Nevers. Au nord, depuis Aubigny, comptez environ 35 km de route jusqu’au centre de Vignoux-sous-les-Aix, un peu moins jusqu’à Sully-sur-Loire, dans le Loiret. Culan n’est qu’à une dizaine de kilomètres de Châteaumeillant, à vol d’oiseau. Le régime de ces installations est uniforme : depuis le 1er janvier 2025, enregistrement obligatoire au titre des installations classées, sans préjudice des agréments préfectoraux antérieurs qui n’ont pas été retirés. Le certificat de destruction ne peut émaner que de l’une d’elles.
| Établissement | Commune |
|---|
| DRNS | Châteaumeillant (18370) |
| SARL CRPA | Foëcy (18500) |
| FUSSY PIECES AUTOS | Fussy (18110) |
| ETS FAIVRE | Levet (18340) |
| CHATREIX | Vignoux-sous-les-Aix (18110) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 10 dans le département ; 5 n’apparaissent pas ici, parce que leur activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Le déroulé d’une demande
Vous précisez la voiture, son état, la commune et l’accès. L’épaviste rappelle : il indique si l’enlèvement est sans frais ou s’il fait une offre, et propose un jour, en groupant ses tournées dans le Boischaut et le Pays-Fort. Au rendez-vous, il examine la carte grise et la pièce d’identité, fait signer le certificat de cession, dégage la voiture si la végétation l’a prise, la charge et la remet à un centre VHU.
Les papiers à rassembler
Le certificat d’immatriculation, barré et signé, où le titulaire a écrit « cédé le », la date et « pour destruction ». Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Voiture d’un militaire parti en opération, véhicule sans papiers depuis vingt ans, succession : la page formalités détaille les solutions.