Cinq territoires, du plein au vide
Dijon et sa métropole
Chenôve, Talant, Fontaine-lès-Dijon, Quetigny, Chevigny-Saint-Sauveur, Longvic, Saint-Apollinaire, Marsannay : vingt-trois communes soudées autour de la ville centre, avec des quartiers de grands ensembles au sud et à l’ouest, des lotissements à l’est, et des zones d’activité le long de la rocade. Les emplois sont tertiaires, hospitaliers, universitaires. Beaucoup de ménages ont réduit leur parc à une seule voiture depuis l’arrivée du tramway, et la seconde, gardée « au cas où » dans un box, finit par ne plus démarrer.
La Côte, les Hautes-Côtes et le pays beaunois
De Marsannay à Santenay, soixante kilomètres de vignes parmi les plus chères du monde : Gevrey-Chambertin, Vougeot, Nuits-Saint-Georges, Aloxe-Corton, Beaune, Pommard, Meursault, Puligny. Les villages sont clos de murs, les cours pavées, les portails hauts mais étroits, conçus pour un cheval et un tombereau. En arrière, les Hautes-Côtes montent vers des hameaux de pierre sèche et de cassis. En septembre, pendant les vendanges, on ne circule pas ; le reste de l’année, c’est le passage des touristes qui encombre la route des grands crus.
La plaine de Saône
À l’est de Dijon, le relief s’efface : Genlis, Auxonne et sa garnison, Saint-Jean-de-Losne et ses péniches, Seurre, Pontailler, Mirebeau. Des terres profondes, maraîchères autour d’Auxonne, céréalières ailleurs, des gravières, des forêts humides, et des villages-rues étirés le long des routes. La Saône déborde presque chaque hiver sur les prairies. Les maisons ont de longs jardins et des dépendances où l’on range tout, y compris la voiture qu’on n’a pas voulu vendre pour rien.
L’Auxois et le Morvan
À l’ouest, passé le seuil de Sombernon, commence un bocage de prairies et de haies vives où paissent des charolaises : Pouilly-en-Auxois, Vitteaux, Semur-en-Auxois, Venarey-les-Laumes, Montbard et ses usines de tubes, puis Arnay-le-Duc, Liernais et Saulieu, aux portes du Morvan. L’autoroute de Paris à Lyon coupe le pays en diagonale et y dépose régulièrement des véhicules accidentés. Les fermes sont grandes, isolées, avec des stabulations et des hangars à fourrage. Vers Saulieu, l’altitude ramène la neige et le sel.
Le Châtillonnais et le seuil de Bourgogne
Le nord est un autre monde : un plateau calcaire couvert de forêts, parmi les plus vastes du pays, où se trouve le parc national consacré aux forêts de feuillus. Châtillon-sur-Seine, Laignes, Montigny-sur-Aube, Recey-sur-Ource, Aignay-le-Duc, et plus à l’est Is-sur-Tille, Selongey, Grancey. La densité descend sous dix habitants au kilomètre carré. On y fait quarante kilomètres pour un rendez-vous médical, les voitures y sont âgées et essentielles, et quand elles meurent, c’est souvent au fond d’un hangar à quelques lieues de tout.
Rachat d’épave en Côte-d’Or : ce qui fait le prix
Chaque rachat d’épave est un cas particulier. L’épaviste fonde son offre sur le modèle, la motorisation, l’âge, le kilométrage, la raison pour laquelle la voiture ne roule plus, l’état général et ce qui a été prélevé. La Côte-d’Or présente un éventail très large. Dans la métropole et sur la Côte viticole, le parc est récent et bien entretenu ; les utilitaires de domaine, les véhicules d’entreprise et les secondes voitures peu kilométrées y ont une valeur réelle, même en panne. Dans l’Auxois et le Châtillonnais, les autos sont anciennes, ont énormément roulé, et ne valent souvent que par un organe précis, moteur ou boîte, quand il est sain. L’hiver continental, froid et salé, accélère la corrosion au-delà de douze ans. S’il n’y a pas d’offre, il y a toujours l’enlèvement gratuit du véhicule complet. Une somme convenue est remise à l’instant du chargement, dès lors que la voiture correspond à ce qui a été décrit. Voir également épave accidentée.
Les centres VHU de Côte-d’Or : l’est de Dijon, la plaine de Saône et l’Auxois
Vingt-quatre installations de Côte-d’Or apparaissent dans Géorisques sous la rubrique 2712, qui désigne, au sein du régime des installations classées, l’entreposage, la dépollution et le démontage de véhicules hors d’usage. Seize d’entre elles étaient en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026, mais plusieurs traitent des poids lourds, du matériel agricole ou des métaux, et ne concernent pas les voitures de particuliers. Celles qui comptent se trouvent pour l’essentiel à l’est de la métropole : Longvic, Saint-Apollinaire et Arc-sur-Tille. La plaine de Saône en a trois, à Genlis, Auxonne et Seurre. L’Auxois en a quatre, très espacées : Blaisy-Haut et Turcey sur le seuil, Fain-lès-Montbard au nord, Thury au sud, près d’Arnay-le-Duc.
Au sud, la Côte viticole oblige à rouler davantage : depuis Beaune, deuxième ville du département, le centre de Chagny, en Saône-et-Loire, est à une vingtaine de kilomètres par la route, et depuis Nuits-Saint-Georges, Longvic est à environ 25 km. Le Châtillonnais est vide ; depuis Châtillon-sur-Seine, il faut descendre jusqu’à Fain-lès-Montbard. Saulieu est plus près d’Avallon, dans l’Yonne, que de tout site côte-d’orien. Is-sur-Tille se tourne vers Occey, en Haute-Marne. Tous ces centres obéissent à la règle fixée en 2025 : être enregistrés au titre des installations classées, les agréments préfectoraux accordés auparavant gardant leur validité. Eux seuls sont en droit de produire un certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| AS AUTO - AS AUTO SPORT - PARTS | Arc-sur-Tille (21560) |
| DPL 21 | Arc-sur-Tille (21560) |
| CASSE AUXONNAISE | Auxonne (21130) |
| SAS DEMOLITION AUTO | Blaisy-Haut (21540) |
| DELLA CASA Père & Fils | Fain-lès-Montbard (21500) |
| José REBELO | Genlis (21110) |
| BOURGOGNE RECYCLAGE | Longvic (21601) |
| ACYCLEA S.A.S | Saint-Apollinaire (21850) |
| Auto Centre Europe | Seurre (21250) |
| GUILLAUME ETIENNE RECYCLAGE | Thury (21340) |
| BOUCHEROT Bruno | Turcey (21540) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 16 dans le département ; 5 n’apparaissent pas ici, parce que leur activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Le déroulement en trois temps
Un : vous indiquez le véhicule, son état, la commune et l’accès. Deux : l’épaviste vous rappelle, confirme que l’enlèvement est gratuit ou avance une offre, et fixe la date. Trois : il se présente, vérifie la carte grise et votre identité, fait signer la cession, charge la voiture et la remet à un centre VHU.
Les papiers à présenter
Le certificat d’immatriculation, que le titulaire barre et complète de la mention « cédé le », de la date et des mots « pour destruction », avec sa signature. Le cerfa n° 15776, rempli en double. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Un document d’identité. Pour une voiture de société, un véhicule hérité, un titre introuvable, tout est expliqué sur la page formalités.