Épaviste Creuse

Épaviste dans la Creuse (23)

Enlèvement d’épave gratuit pour un véhicule complet, et rachat quand la voiture vaut encore quelque chose, partout dans la Creuse. Sur rendez-vous, avec remise à un centre VHU et certificat de destruction.

Gratuit pour un véhicule complet
Remise à un centre VHU
Certificat de destruction
Demande en ligne partout en France

La Creuse (23) compte 115 527 habitants, 255 communes et 5 598 km² : vingt et un habitants au kilomètre carré. Seule la Lozère est moins peuplée en métropole. Guéret, la préfecture, n’atteint pas treize mille habitants ; La Souterraine en a cinq mille, Aubusson trois mille. La population a été divisée par plus de deux depuis le temps où les maçons creusois partaient bâtir Paris, et un habitant sur trois a plus de soixante-cinq ans. Le pays est un plateau de granite, entre trois cents et neuf cents mètres, tout en collines, en prairies closes de haies, en étangs et en bois.

Sans voiture, on ne fait rien ici, et l’on garde la sienne tant qu’elle démarre. Après, elle doit être remise à un centre VHU, ce dont un épaviste se charge : il emporte gratuitement le véhicule complet, évalue l’éventualité d’un rachat d’épave, et le centre vous adresse le certificat de destruction.

Commune de la Creuse, hameau, véhicule, état, nombre de voitures à enlever : un épaviste vous rappelle.

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Le plateau creusois, secteur par secteur

Guéret et ses monts

Guéret, Sainte-Feyre, Saint-Sulpice-le-Guérétois, Saint-Vaury, Saint-Fiel, Anzême, Jouillat : la préfecture s’adosse à la forêt de Chabrières et regarde vers le nord. La route à deux fois deux voies qui relie l’autoroute de Limoges à Montluçon passe à sa porte. C’est une petite ville administrative, avec son hôpital, ses lycées, un quartier d’immeubles à l’Albatros et des lotissements alentour. Un Creusois sur quatre habite ce bassin, et c’est autour de Guéret, à Anzême et à Jouillat, que se trouvent deux des centres VHU.

La Souterraine, le pays dunois et la vallée des peintres

La Souterraine est la porte ouest : l’autoroute de Paris à Toulouse et la gare de la grande ligne y passent, et quelques usines s’y maintiennent. Au nord, Dun-le-Palestel, Crozant et ses ruines au confluent de deux gorges, Fresselines, où des peintres sont venus travailler au bord de la Creuse. Au sud, Bénévent-l’Abbaye, Le Grand-Bourg, Fursac. Des Britanniques et des Néerlandais ont racheté nombre de fermes. Deuxième ville du département, La Souterraine est pourtant à environ 45 km par la route d’un centre VHU, à Anzême comme à Bonnac-la-Côte, en Haute-Vienne.

Aubusson, Felletin et le sud-est

Aubusson, capitale de la tapisserie, est blottie au fond de la vallée de la Creuse, ses maisons étagées sur des pentes raides ; Felletin, un peu en amont, forme aux métiers du bâtiment. Vers l’est, Crocq, Mérinchal, Auzances ; vers le sud, La Courtine et son camp militaire, puis la montagne. Le secteur a perdu ses industries et beaucoup de ses habitants. Les rues hautes d’Aubusson sont étroites, et il faut descendre la voiture jusqu’à la vallée pour la charger.

Bourganeuf, Royère et la montagne limousine

Bourganeuf, Pontarion, Saint-Dizier-Masbaraud, puis Royère-de-Vassivière, Gentioux, Faux-la-Montagne, au bord du grand lac de Vassivière et sur le plateau de Millevaches : landes, tourbières, plantations de douglas, hameaux de granite à huit cents mètres d’altitude, et moins de dix habitants au kilomètre carré. Des néo-ruraux s’y sont installés depuis cinquante ans. L’hiver est froid et neigeux. Royère est à plus de quarante kilomètres de toute installation : c’est le secteur le plus isolé du département.

La Combraille et le pays de Boussac

Gouzon, Boussac et son château, Chambon-sur-Voueize, Évaux-les-Bains, seule station thermale du Limousin, Auzances, Bellegarde : l’est du département est un bocage d’élevage charolais et limousin, qui regarde vers Montluçon, à une demi-heure par la voie rapide. Les fermes sont grandes, les cours accessibles, les hangars nombreux. On y trouve plus de véhicules agricoles réformés que de voitures, mais aussi des utilitaires et des quatre-quatre qui ont fait leur temps.

Rachat d’épave en Creuse : ce qui fait le prix

Qu’il y ait ou non rachat d’épave dépend du véhicule et de lui seul : son modèle, sa motorisation, son âge, son kilométrage, ce qui l’a arrêté, la rouille, l’état intérieur, et le fait que rien n’ait été prélevé. La Creuse possède l’un des parcs les plus anciens de France, et les revenus y sont parmi les plus bas. La voiture cédée est le plus souvent une petite diesel ou une berline de plus de vingt ans, poussée jusqu’à la panne de trop : elle part en enlèvement gratuit, à la seule condition d’être complète. Une offre est plus probable pour un quatre-quatre, un pick-up ou un fourgon, que les éleveurs et les forestiers s’échangent jusqu’à l’extrême usure ; pour une voiture accidentée sur la voie rapide ou l’autoroute ; et pour la voiture peu kilométrée d’une personne âgée qui a cessé de conduire. Tout rachat est payé au chargement. La page épave accidentée traite des sinistres.

Les centres VHU de la Creuse : tout au nord, rien au sud

Géorisques inscrit sept établissements creusois à la rubrique 2712 des installations classées, qui concerne l’entreposage, la dépollution et le démontage des véhicules hors d’usage ; cinq sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026, dans cinq communes. La fiche que le registre porte à Méasnes, tout au nord, est en réalité celle d’un site d’Aigurande, dans l’Indre. Deux entourent Guéret : un à Anzême, un à Jouillat, sur plus d’un hectare et demi ; la petite fiche de la ville même est celle d’un recycleur de fers et métaux, sans agrément pour les voitures dans la Creuse. Gouzon, à l’est, a le plus vaste, sur trois hectares, au bord de la voie rapide. Fontanières, dans la Combraille, sert Évaux-les-Bains et Auzances.

Tous sont dans la moitié nord. Au sud d’une ligne allant de Bénévent à Auzances, il n’y a rien. Aubusson est à plus de vingt-cinq kilomètres de Gouzon, Felletin à plus de trente, Crocq à trente de Fontanières. Bourganeuf est à environ 40 km d’Anzême par la route, et à peine plus de Bonnac-la-Côte, en Haute-Vienne. Royère-de-Vassivière est à plus de quarante kilomètres de tout. À l’ouest, La Souterraine est à environ 45 km d’Anzême par la route ; Dun-le-Palestel, à environ 25 km. Boussac, au nord-est, est à une vingtaine de kilomètres de Gouzon, et Évaux-les-Bains n’est qu’à environ 8 km de Fontanières. Depuis le 1er janvier 2025, ces centres VHU sont soumis à enregistrement au titre des installations classées ; les agréments préfectoraux antérieurs demeurent valables tant qu’ils ne sont pas retirés. Ils sont seuls habilités à délivrer le certificat de destruction.

ÉtablissementCommune
ANZEM RECUP SARLAnzême (23000)
MARTIN SERGEFontanières (23110)
FERRARI Auto casseGouzon (23230)
EDAC ECO DECONSTRUCTION AUTO CENTREJouillat (23220)

Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 5 dans le département ; une fiche n’apparaît pas ici, parce que son activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.

L’organisation d’un enlèvement en Creuse

Vous précisez le véhicule, son état, la commune, le hameau, et s’il y a plusieurs voitures. Un épaviste vous rappelle et vous dit s’il enlève gratuitement ou s’il propose un rachat. Dans le sud et l’ouest, il bâtit une tournée : la date dépend des autres demandes. À son passage, il vérifie les papiers, l’identité du signataire, fait signer la cession, charge, et livre le véhicule à un centre VHU. Sur le plateau de Millevaches, il évite les semaines de neige.

Les papiers à sortir du tiroir

La carte grise, barrée, avec « cédé le », la date, « pour destruction » et la signature du titulaire. Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Pour une personne âgée qui ne peut plus se déplacer, une succession ou un titre égaré, la page formalités indique la voie à suivre.

Qui intervient en Creuse

Nous nous appuyons sur des dépanneurs-remorqueurs, qui enlèvent sur plateau et déposent dans un centre VHU ; le centre détruit le véhicule et établit le certificat. La Creuse n’a pas de partenaire désigné à l’heure actuelle. La demande d’enlèvement est donc confiée à un épaviste en mesure de venir jusqu’à vous, depuis le bassin de Guéret ou depuis la Haute-Vienne, l’Allier, l’Indre ou la Corrèze pour les secteurs excentrés. Commune, hameau, modèle, état, nombre de véhicules : tout compte.

La Creuse est entourée de l’Indre et du Cher au nord, de l’Allier et du Puy-de-Dôme à l’est, de la Corrèze au sud et de la Haute-Vienne à l’ouest. À La Souterraine, à Auzances, à La Courtine ou à Boussac, sur les bords, la démarche est identique.

❓ Vos questions sur l’enlèvement d’épave

L’enlèvement d’épave est-il gratuit en Creuse (23) ?

Oui si le véhicule est complet (moteur, boîte, pot catalytique, batterie) et si le plateau peut s’en approcher. Les constructeurs financent la collecte. Pour une voiture dépouillée ou inaccessible, un prix est convenu au préalable.

Où sont les centres VHU creusois ?

Selon Géorisques : à Anzême et Jouillat pour le bassin de Guéret, à Gouzon et à Fontanières pour l’est. La fiche de Guéret même est celle d’un recycleur de métaux, et celle de Méasnes désigne en fait un site d’Aigurande, dans l’Indre. Il n’y en a aucun à La Souterraine, Aubusson, Bourganeuf ni sur le plateau de Millevaches.

Ma voiture vaut-elle quelque chose ?

Un quatre-quatre, un pick-up, un fourgon, une voiture accidentée récente ou une voiture très peu kilométrée peuvent être rachetés. Une petite diesel de plus de vingt ans est enlevée gratuitement, sans offre.

Que risque-t-on en abandonnant une épave ?

Jusqu’à 1 500 euros, plafond de la contravention de cinquième classe qui réprime l’abandon d’épave. Sur la voie publique, un véhicule immobile plus de sept jours peut aussi être mis en fourrière.

Quels documents faut-il ?

La carte grise barrée, datée et signée avec la mention de cession pour destruction, le cerfa n° 15776, un certificat de situation administrative de moins de quinze jours et une pièce d’identité.

Ma mère est en maison de retraite à Guéret et sa voiture dort dans son garage. Comment faire ?

Si elle peut signer, elle barre et signe la carte grise et le cerfa, et vous donne un mandat écrit pour la représenter le jour de l’enlèvement. Si elle ne le peut plus, il faut une mesure de protection, habilitation familiale ou tutelle, qui désigne la personne autorisée à signer.

J’habite Royère-de-Vassivière. Dois-je m’attendre à un délai ?

Oui : le premier centre VHU est à plus de quarante kilomètres, et l’épaviste attend d’avoir plusieurs véhicules à prendre sur le plateau. Prévenez vos voisins : trois demandes dans la même commune déclenchent un passage.

Il y a une voiturette sans permis hors d’usage dans la grange. Est-elle prise en charge ?

Elle possède une carte grise et suit donc une procédure de cession. Précisez bien qu’il s’agit d’une voiturette : l’épaviste vous dira s’il peut l’enlever dans les mêmes conditions qu’une voiture.

En achetant ma ferme, j’ai hérité de deux carcasses sans plaques au fond d’un pré. Que puis-je en faire ?

Sans immatriculation ni titulaire identifiable, elles ne relèvent pas de la procédure des véhicules hors d’usage et aucun certificat de destruction ne sera émis. Elles peuvent être évacuées comme ferraille : décrivez-les, l’épaviste vous dira ce qu’il peut proposer.

Que faire ensuite ?

Adresser le certificat de cession à l’assureur pour résilier, et garder le certificat de destruction envoyé par le centre VHU.