Le plateau creusois, secteur par secteur
Guéret et ses monts
Guéret, Sainte-Feyre, Saint-Sulpice-le-Guérétois, Saint-Vaury, Saint-Fiel, Anzême, Jouillat : la préfecture s’adosse à la forêt de Chabrières et regarde vers le nord. La route à deux fois deux voies qui relie l’autoroute de Limoges à Montluçon passe à sa porte. C’est une petite ville administrative, avec son hôpital, ses lycées, un quartier d’immeubles à l’Albatros et des lotissements alentour. Un Creusois sur quatre habite ce bassin, et c’est autour de Guéret, à Anzême et à Jouillat, que se trouvent deux des centres VHU.
La Souterraine, le pays dunois et la vallée des peintres
La Souterraine est la porte ouest : l’autoroute de Paris à Toulouse et la gare de la grande ligne y passent, et quelques usines s’y maintiennent. Au nord, Dun-le-Palestel, Crozant et ses ruines au confluent de deux gorges, Fresselines, où des peintres sont venus travailler au bord de la Creuse. Au sud, Bénévent-l’Abbaye, Le Grand-Bourg, Fursac. Des Britanniques et des Néerlandais ont racheté nombre de fermes. Deuxième ville du département, La Souterraine est pourtant à environ 45 km par la route d’un centre VHU, à Anzême comme à Bonnac-la-Côte, en Haute-Vienne.
Aubusson, Felletin et le sud-est
Aubusson, capitale de la tapisserie, est blottie au fond de la vallée de la Creuse, ses maisons étagées sur des pentes raides ; Felletin, un peu en amont, forme aux métiers du bâtiment. Vers l’est, Crocq, Mérinchal, Auzances ; vers le sud, La Courtine et son camp militaire, puis la montagne. Le secteur a perdu ses industries et beaucoup de ses habitants. Les rues hautes d’Aubusson sont étroites, et il faut descendre la voiture jusqu’à la vallée pour la charger.
Bourganeuf, Royère et la montagne limousine
Bourganeuf, Pontarion, Saint-Dizier-Masbaraud, puis Royère-de-Vassivière, Gentioux, Faux-la-Montagne, au bord du grand lac de Vassivière et sur le plateau de Millevaches : landes, tourbières, plantations de douglas, hameaux de granite à huit cents mètres d’altitude, et moins de dix habitants au kilomètre carré. Des néo-ruraux s’y sont installés depuis cinquante ans. L’hiver est froid et neigeux. Royère est à plus de quarante kilomètres de toute installation : c’est le secteur le plus isolé du département.
La Combraille et le pays de Boussac
Gouzon, Boussac et son château, Chambon-sur-Voueize, Évaux-les-Bains, seule station thermale du Limousin, Auzances, Bellegarde : l’est du département est un bocage d’élevage charolais et limousin, qui regarde vers Montluçon, à une demi-heure par la voie rapide. Les fermes sont grandes, les cours accessibles, les hangars nombreux. On y trouve plus de véhicules agricoles réformés que de voitures, mais aussi des utilitaires et des quatre-quatre qui ont fait leur temps.
Rachat d’épave en Creuse : ce qui fait le prix
Qu’il y ait ou non rachat d’épave dépend du véhicule et de lui seul : son modèle, sa motorisation, son âge, son kilométrage, ce qui l’a arrêté, la rouille, l’état intérieur, et le fait que rien n’ait été prélevé. La Creuse possède l’un des parcs les plus anciens de France, et les revenus y sont parmi les plus bas. La voiture cédée est le plus souvent une petite diesel ou une berline de plus de vingt ans, poussée jusqu’à la panne de trop : elle part en enlèvement gratuit, à la seule condition d’être complète. Une offre est plus probable pour un quatre-quatre, un pick-up ou un fourgon, que les éleveurs et les forestiers s’échangent jusqu’à l’extrême usure ; pour une voiture accidentée sur la voie rapide ou l’autoroute ; et pour la voiture peu kilométrée d’une personne âgée qui a cessé de conduire. Tout rachat est payé au chargement. La page épave accidentée traite des sinistres.
Les centres VHU de la Creuse : tout au nord, rien au sud
Géorisques inscrit sept établissements creusois à la rubrique 2712 des installations classées, qui concerne l’entreposage, la dépollution et le démontage des véhicules hors d’usage ; cinq sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026, dans cinq communes. La fiche que le registre porte à Méasnes, tout au nord, est en réalité celle d’un site d’Aigurande, dans l’Indre. Deux entourent Guéret : un à Anzême, un à Jouillat, sur plus d’un hectare et demi ; la petite fiche de la ville même est celle d’un recycleur de fers et métaux, sans agrément pour les voitures dans la Creuse. Gouzon, à l’est, a le plus vaste, sur trois hectares, au bord de la voie rapide. Fontanières, dans la Combraille, sert Évaux-les-Bains et Auzances.
Tous sont dans la moitié nord. Au sud d’une ligne allant de Bénévent à Auzances, il n’y a rien. Aubusson est à plus de vingt-cinq kilomètres de Gouzon, Felletin à plus de trente, Crocq à trente de Fontanières. Bourganeuf est à environ 40 km d’Anzême par la route, et à peine plus de Bonnac-la-Côte, en Haute-Vienne. Royère-de-Vassivière est à plus de quarante kilomètres de tout. À l’ouest, La Souterraine est à environ 45 km d’Anzême par la route ; Dun-le-Palestel, à environ 25 km. Boussac, au nord-est, est à une vingtaine de kilomètres de Gouzon, et Évaux-les-Bains n’est qu’à environ 8 km de Fontanières. Depuis le 1er janvier 2025, ces centres VHU sont soumis à enregistrement au titre des installations classées ; les agréments préfectoraux antérieurs demeurent valables tant qu’ils ne sont pas retirés. Ils sont seuls habilités à délivrer le certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| ANZEM RECUP SARL | Anzême (23000) |
| MARTIN SERGE | Fontanières (23110) |
| FERRARI Auto casse | Gouzon (23230) |
| EDAC ECO DECONSTRUCTION AUTO CENTRE | Jouillat (23220) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 5 dans le département ; une fiche n’apparaît pas ici, parce que son activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
L’organisation d’un enlèvement en Creuse
Vous précisez le véhicule, son état, la commune, le hameau, et s’il y a plusieurs voitures. Un épaviste vous rappelle et vous dit s’il enlève gratuitement ou s’il propose un rachat. Dans le sud et l’ouest, il bâtit une tournée : la date dépend des autres demandes. À son passage, il vérifie les papiers, l’identité du signataire, fait signer la cession, charge, et livre le véhicule à un centre VHU. Sur le plateau de Millevaches, il évite les semaines de neige.
Les papiers à sortir du tiroir
La carte grise, barrée, avec « cédé le », la date, « pour destruction » et la signature du titulaire. Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Pour une personne âgée qui ne peut plus se déplacer, une succession ou un titre égaré, la page formalités indique la voie à suivre.