Quatre Périgords et une forêt
Le Périgord blanc : Périgueux et la vallée de l’Isle
Périgueux, Boulazac, Trélissac, Coulounieix-Chamiers, Chancelade et Marsac-sur-l’Isle forment la seule agglomération du département, étirée dans une vallée encaissée que longe l’autoroute de Bordeaux à Brive. En aval, Saint-Astier, Neuvic et Mussidan alignent des bourgs ouvriers, nés de la chaux, de la chaussure et du rail. Au nord-ouest, le Ribéracois est un plateau céréalier clair, presque charentais. C’est la partie la plus accessible de la Dordogne : des lotissements, des cours ouvertes, des zones commerciales où l’on charge sans manœuvre.
Le Périgord vert : Nontron, Thiviers, Brantôme
Au nord, le calcaire cède la place au granit, aux châtaigniers et aux prairies humides du parc naturel Périgord-Limousin. Nontron, Thiviers, Excideuil, Jumilhac, Saint-Pardoux-la-Rivière : un pays d’élevage, de coutellerie et de feuillardiers, plus frais et plus arrosé que le reste du département. Les routes tournent sans cesse, les fermes sont au bout de chemins empierrés qui se ravinent à chaque orage, et les gelées d’hiver rendent certaines côtes impraticables le matin. Les voitures y rouillent davantage qu’ailleurs en Dordogne.
Le Périgord pourpre : Bergerac et les bastides
Bergerac, deuxième ville du département, est un ancien port de gabares entouré de vignes : Monbazillac, Pécharmant, Saussignac. Son aéroport relie plusieurs villes britanniques, et les résidents venus d’outre-Manche ou des Pays-Bas sont nombreux dans les environs. Vers le sud et l’est, Eymet, Issigeac, Beaumont, Monpazier et Lalinde sont des bastides ou des bourgs médiévaux au plan serré, avec des places à cornières où un plateau ne tourne pas. Les voitures stationnent hors les murs, et c’est là qu’on les charge.
Le Périgord noir : Sarlat, la Vézère et la Dordogne
Sarlat, Les Eyzies, Montignac, Domme, Belvès, Le Bugue, Terrasson : le pays des grottes, des châteaux et des chênes truffiers. De juin à septembre, les routes de vallée sont saturées, les villages accrochés à la falaise ferment leurs ruelles, et un enlèvement se programme tôt le matin ou hors saison. Le reste de l’année, c’est une campagne de noyeraies et de petites fermes aux toits de lauzes, dont les granges à étage servent de remise. Les pentes sont fortes, les cours exiguës, et les accès demandent à être décrits avec précision.
La Double et le Landais
Entre l’Isle et la Dronne, de Montpon-Ménestérol à Saint-Aulaye et à La Roche-Chalais, s’étend une forêt de pins et de chênes semée de centaines d’étangs. Les maisons traditionnelles y sont en pans de bois et torchis, basses, isolées, à l’extrémité de pistes sablonneuses. C’est le secteur le moins peuplé de la Dordogne, et l’un de ceux où l’on garde le plus longtemps un véhicule qui ne roule plus, faute de savoir à qui s’adresser. Le Landais, au sud de l’Isle, lui ressemble en plus vallonné.
Rachat d’épave en Dordogne : ce qui fait le prix
Un rachat d’épave se chiffre voiture par voiture. Comptent le constructeur et le modèle, la cylindrée et le carburant, le millésime, les kilomètres, la cause de l’immobilisation, l’état de la coque et de l’intérieur, les pièces absentes. La Dordogne a un parc ancien, à l’image de ses habitants : beaucoup de petites voitures françaises des années quatre-vingt-dix et deux mille, peu kilométrées mais restées des années sans rouler, que l’on découvre en réglant une succession. Elles n’ont en général aucune valeur marchande, sauf modèle devenu rare. Les utilitaires des maraîchers, des trufficulteurs et des artisans, les quatre-quatre des chasseurs, les fourgons de marché se négocient mieux. Le climat, doux et sans sel, conserve les carrosseries au sud ; le nord granitique, humide, les abîme. Sans offre possible, l’enlèvement reste gratuit pour une voiture entière. Une somme convenue vous est versée quand le véhicule monte sur le plateau. Pour une voiture sinistrée, lisez épave accidentée.
Les centres VHU de Dordogne : dix sites, aucun dans les trois villes
La rubrique 2712 des installations classées couvre l’entreposage, la dépollution et le démontage des véhicules hors d’usage. Géorisques y inscrit vingt-quatre établissements pour la Dordogne, dont douze en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026. L’un est un négoce de métaux du Ribéracois, que nous ne retenons pas, et l’exploitant d’un autre, à Vaunac, a cessé son activité : restent dix, dans neuf communes. La vallée de l’Isle en réunit trois, à Marsac-sur-l’Isle, à la sortie de Périgueux, à Montrem et à Saint-Astier. Le Bergeracois dépend de Lamonzie-Saint-Martin, à l’ouest de la ville, où se trouvent les emprises les plus vastes du département. Le Ribéracois a Saint-Martin-de-Ribérac, la Double Saint-Aulaye-Puymangou. Le Périgord vert en a un, très au nord : Teyjat, près de Nontron. À l’est, Thenon. Et pour tout le Périgord noir, un seul site, à Allas-les-Mines, dans la vallée de la Dordogne.
Ni Périgueux, ni Bergerac, ni Sarlat n’ont donc d’installation sur leur territoire, et plusieurs secteurs sont loin de tout. Le pays des bastides, de Lalinde à Monpazier, n’a pas de grand site, mais le registre inscrit deux petites installations agréées à ses portes, à Saint-Nexans et à Saint-Aubin-de-Lanquais, au sud-est de Bergerac. Terrasson a une petite installation agréée à La Bachellerie, et Brive-la-Gaillarde, en Corrèze, est à environ 15 km par la route, contre environ 20 km pour Thenon. Montpon-Ménestérol est à égale distance de Saint-Aulaye et de Coutras, en Gironde. Le cadre légal ne varie pas : enregistrement obligatoire comme installation classée depuis le 1er janvier 2025, maintien des agréments préfectoraux accordés auparavant s’ils n’ont pas été retirés. Hors de ces centres VHU, personne ne délivre de certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| OCCA’Z AUTO PIECES Société | Allas-les-Mines (24220) |
| BALDO RECUPERATION SARL | Lamonzie-Saint-Martin (24680) |
| SIRMET (SOCIETE INDUSTRIELLE DE RECUPERATION DES METAUX) | Lamonzie-Saint-Martin (24680) |
| FLASH AUTO VINGT QUATRE | Marsac-sur-l’Isle (24430) |
| RECUP AUTO SARL | Montrem (24110) |
| COUTRAS CASSE AUTO | Saint Aulaye-Puymangou (24410) |
| DECONS AQUITAINE | Saint-Astier (24110) |
| AUTO CASSE 24 | Saint-Martin-de-Ribérac (24600) |
| ETABLISSEMENTS VAZEUX | Teyjat (24300) |
| DELAGE Philippe (ex Michel) | Thenon (24210) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 12 dans le département ; 2 n’apparaissent pas ici, parce que leur activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Comment s’organise un enlèvement
La demande précise le modèle, l’état, la commune et le lieu-dit, indispensable dans un département où une adresse ne suffit pas toujours à trouver une maison. L’épaviste rappelle, tranche entre gratuité et offre, puis propose un passage, regroupé avec d’autres dans les secteurs écartés. Le jour dit, il contrôle les documents, recueille la signature de la cession, charge et livre la voiture à un centre VHU.
Les papiers demandés
La carte grise, que le titulaire barre en y écrivant « cédé le », la date et « pour destruction » avant de signer ; le cerfa n° 15776 ; un certificat de situation administrative de moins de quinze jours ; un justificatif d’identité. Quand la voiture appartenait à un parent décédé, ou que la carte grise a disparu avec le reste des papiers de la maison, la page formalités indique la marche à suivre.