L’éventail gascon, pays par pays
Auch et le centre du département
Auch est bâtie sur deux niveaux : la ville haute, avec la cathédrale et la tour d’Armagnac, et la ville basse, le long du Gers, reliées par un escalier monumental et par les pousterles, des ruelles médiévales si raides qu’elles sont coupées de marches. Autour, Pavie, Preignan, Duran, Montaut-les-Créneaux, Castéra-Verduzan, Vic-Fezensac, Jegun. Une route à deux fois deux voies, encore inachevée, conduit vers Toulouse. Dans la ville haute, un plateau ne passe pas partout ; en périphérie et dans les villages, aucune difficulté.
Le Savès et la Gascogne toulousaine
L’Isle-Jourdain, Pujaudran, Gimont, Samatan, Lombez, Cologne, Mauvezin : l’est du Gers est entré dans l’aire de Toulouse. L’aéronautique de Colomiers et de Blagnac est à une demi-heure, la voie rapide et le train y mènent, et la population a bondi en vingt ans. Des lotissements entiers sont habités par de jeunes ménages à deux voitures, qui alignent les kilomètres. On y cède des véhicules plus récents qu’ailleurs dans le département : moteurs cassés, accidents de trajet, boîtes automatiques en fin de vie.
Lectoure, Fleurance et la Lomagne gersoise
Lectoure sur son promontoire, Fleurance et sa bastide à arcades, Saint-Clar, Miradoux, La Romieu : des terres à blé, à melon et à ail, des horizons larges, des villages de pierre blanche. La vallée du Gers y trace un axe nord-sud vers Agen. Des retraités venus du nord de l’Europe ont restauré beaucoup de maisons de maître. Les fermes disposent de grands hangars où le matériel agricole voisine avec d’anciennes voitures de la famille, parfois trois ou quatre, dont on a perdu la trace administrative.
L’Armagnac et la Ténarèze
Condom, Montréal, Eauze, Nogaro et son circuit automobile, Cazaubon et les thermes de Barbotan, Aignan, Riscle, Barcelonne-du-Gers aux portes d’Aire-sur-l’Adour : à l’ouest, les sables fauves portent la vigne dont on tire l’eau-de-vie, et les chais ponctuent la campagne. L’habitat est très dispersé, chaque domaine au bout de son allée. Les Landes ne sont pas loin et le paysage s’en ressent, avec des pins et des sols légers où un camion chargé s’enfonce après la pluie.
L’Astarac et la Rivière-Basse
Mirande, Masseube, Miélan, Marciac, Plaisance, Simorre, Saramon : le sud est le Gers des coteaux dissymétriques, un versant raide et boisé, l’autre en pente douce et cultivé, avec les Pyrénées en toile de fond. Élevage de canards et de volailles, maïs, quelques troupeaux. C’est le secteur le moins peuplé et le plus âgé, sauf en août, quand un festival de jazz remplit Marciac. Les fermes de crête ne sont desservies que par des chemins étroits et pentus, à reconnaître avant d’y engager un plateau.
Rachat d’épave dans le Gers : ce qui fait le prix
Un rachat d’épave n’a de sens que si le véhicule peut encore être valorisé autrement qu’au poids. L’épaviste apprécie le modèle, sa motorisation, son âge, son kilométrage, la panne ou l’accident, la rouille, l’intérieur, les éléments manquants. Le Gers offre deux visages. À l’est, dans la Gascogne toulousaine, les voitures cédées ont souvent moins de douze ans et gardent une valeur de pièces, même hors d’état de rouler : une offre est courante. Dans l’Astarac, l’Armagnac ou la Lomagne, il s’agit surtout de véhicules de plus de vingt ans, remisés depuis longtemps, qui relèvent de l’enlèvement gratuit, à la seule condition d’être complets. Les fourgons d’éleveurs, les pick-up de viticulteurs et les petits utilitaires restent recherchés partout. Le rachat, s’il y en a un, est payé au chargement. La page épave accidentée vous renseigne sur les véhicules sinistrés.
Les centres VHU du Gers : sept sites bien répartis, et deux sous-préfectures à l’écart
Dix établissements gersois sont inscrits au registre Géorisques sous la rubrique 2712 (entreposage, dépollution et démontage de véhicules hors d’usage), et neuf sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026. Deux d’entre eux sont les dépôts d’un même négoce de métaux ; nous ne les comptons pas. Les sept autres occupent sept communes différentes, ce qui donne au Gers une couverture honorable pour un département aussi peu dense. Pavie et Preignan encadrent Auch, au sud et au nord. Fleurance, sur plus d’un hectare, sert la Lomagne ; Gimont, de taille comparable, le Savès. À l’ouest, Sainte-Christie-d’Armagnac, près de Nogaro, Maulichères, près de Riscle, et Barcelonne-du-Gers, face à Aire-sur-l’Adour, se partagent l’Armagnac et la Rivière-Basse.
Restent des creux. Condom, sous-préfecture, est à plus de vingt kilomètres de toute installation pour voitures ; Nérac, dans le Lot-et-Garonne, est sa solution la plus proche. Mirande, l’autre sous-préfecture, est à environ 25 km de Pavie par la route. Plus au sud, Masseube est à plus de vingt kilomètres, Marciac et Miélan à plus de vingt-cinq, et Miélan est aussi proche de la couronne de Tarbes que de Pavie. Vic-Fezensac, au centre, est à une vingtaine de kilomètres de tout. À l’est, L’Isle-Jourdain et Pujaudran sont plus près de Saint-Lys, en Haute-Garonne, que de Gimont, et Lombez regarde vers Fabas. Depuis le 1er janvier 2025, les centres VHU sont enregistrés comme installations classées ; les agréments préfectoraux accordés avant cette date demeurent valables jusqu’à leur retrait éventuel. Ils sont seuls à pouvoir émettre le certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| CASSE AUTO 32 (SARL) | Barcelonne-du-Gers (32720) |
| BACQUIE AUTOMOBILES SAS | Fleurance (32500) |
| Casse auto Gimontoise | Gimont (32200) |
| LLAU Jean-Jacques | Maulichères (32400) |
| TACOT 32 SARL | Pavie (32550) |
| SARL RIBOT PREIGNAN AUTOMOBILE | Preignan (32810) |
| J’AUTOCASS SARL | Sainte-Christie-d’Armagnac (32370) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 9 dans le département ; 2 n’apparaissent pas ici, parce que leur activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Le fil d’une demande
Tout part de votre description : le véhicule, ce qui lui est arrivé, la commune, le lieu-dit, l’état du chemin. Un épaviste vous rappelle, annonce s’il enlève gratuitement ou s’il rachète, et fixe un jour avec vous. À son arrivée, il contrôle les papiers et l’identité du signataire, établit la cession, charge la voiture et la livre à un centre VHU. Dans l’Astarac et l’Armagnac, il réunit plusieurs enlèvements sur un même trajet.
Les papiers à préparer avant le passage
La carte grise, barrée, avec « cédé le », la date, « pour destruction » et la signature. Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Pour un véhicule inscrit au nom d’une exploitation, d’un défunt ou d’un propriétaire étranger, la page formalités indique ce qu’il faut ajouter.