Trois villes sur un fil, et des forêts tout autour
Saint-Dizier et le pays du Der
Saint-Dizier, ville de fonderies et de garnison aérienne, s’étend dans une plaine humide aux confins de la Marne et de la Meuse. Le quartier du Vert-Bois, l’un des plus grands ensembles de la région, a été largement reconstruit. Bettancourt, Villiers-en-Lieu, Chamouilley, Eurville, puis Wassy, Montier-en-Der et les rives du lac du Der, immense réservoir où s’arrêtent les grues cendrées : maisons à pans de bois, églises en chêne, terres lourdes. L’accès est partout facile, et l’agglomération dispose de ses propres installations.
Joinville et la vallée de la Marne
Joinville, Doulaincourt, Froncles, Vignory, Bologne : la Marne s’encaisse entre des coteaux boisés, et chaque bourg a, ou a eu, sa forge ou sa fonderie d’art, d’où sont sorties des fontaines et des statues pour le monde entier. Les usines ont fermé l’une après l’autre, laissant des cités ouvrières à moitié vides. Les rues sont étroites, prises entre la rivière, le canal et la voie ferrée. Le secteur n’a pas de centre VHU : depuis Joinville, il faut compter une trentaine de kilomètres de route jusqu’à celui de Saint-Dizier.
Chaumont, Nogent et les grandes forêts
Chaumont, son viaduc ferroviaire et son festival de l’affiche, Chamarandes-Choignes, Nogent, capitale de la coutellerie reconvertie dans les instruments chirurgicaux, Colombey-les-Deux-Églises et sa croix de Lorraine. À l’ouest et au sud, Châteauvillain, Arc-en-Barrois, Auberive : des dizaines de milliers d’hectares de hêtres et de chênes, devenus parc national. On y chasse le cerf et le sanglier, et les quatre-quatre y sont chez eux. Les villages forestiers comptent quelques dizaines d’habitants.
Langres et son plateau
Langres domine le pays du haut de ses remparts, intacts sur plus de trois kilomètres, et l’on n’y entre que par des portes fortifiées. Le plateau qui l’entoure, source de la Marne, de l’Aube et de la Meuse, est réputé pour ses hivers : gel, brouillard, congères. Quatre lacs alimentent le canal. Chalindrey est un nœud ferroviaire, Fayl-Billot le pays de l’osier, et deux autoroutes se croisent au sud, vers Prauthoy et Le Montsaugeonnais. Dans la vieille ville, un plateau ne franchit pas toutes les portes.
Le Bassigny et Bourbonne-les-Bains
À l’est, Montigny-le-Roi, Val-de-Meuse, Bourmont, Clefmont, puis Bourbonne-les-Bains, station thermale aux confins des Vosges et de la Haute-Saône. Le Bassigny est un pays d’herbages et de vaches laitières, aux fermes-blocs lorraines alignées le long de la rue. Bourbonne reçoit chaque année des milliers de curistes, âgés pour la plupart, venus avec leur voiture pour trois semaines. Il arrive que l’une d’elles ne reparte pas.
Rachat d’épave en Haute-Marne : ce qui fait le prix
Pour qu’il y ait rachat d’épave, il faut que le véhicule vaille davantage que son poids de ferraille. L’épaviste en juge d’après le modèle, la motorisation, le millésime, les kilomètres, l’origine de la panne ou la gravité du choc, la corrosion, l’état intérieur et l’absence éventuelle de pièces. En Haute-Marne, les hivers du plateau et le salage intensif abrègent la vie des carrosseries, et le parc est âgé : une large part des demandes aboutit à un enlèvement gratuit, ouvert à tout véhicule complet. Obtiennent une offre, en revanche, les voitures récentes accidentées sur l’une des deux autoroutes ou sur la nationale de la vallée, les utilitaires d’artisans, et les quatre-quatre de chasse et d’exploitation forestière, toujours demandés. Un rachat est payé le jour de l’enlèvement. La page épave accidentée détaille le cas des véhicules sinistrés.
Les centres VHU de Haute-Marne : six sites le long de l’axe, Langres et Joinville sans rien
Géorisques recense quatorze établissements haut-marnais à la rubrique 2712, relative à l’entreposage, à la dépollution et au démontage de véhicules hors d’usage. Huit sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026, dans huit communes ; deux sont des négoces de métaux, que nous écartons. Des six qui restent, un se trouve à Saint-Dizier, où il s’agit d’un recycleur généraliste, à une dizaine de kilomètres par ailleurs du grand site meusien de Robert-Espagne. Chaumont en a un d’un hectare, et Chamarandes-Choignes, sa voisine, un autre de plus de deux hectares. Bricon, à l’ouest, possède un petit site, utile aussi à Bar-sur-Aube. Tout au sud, Le Montsaugeonnais et Occey, sur la route de Dijon, disposent de deux grandes installations, de près de deux et de près de quatre hectares, vers lesquelles se tourne également Champlitte, en Haute-Saône.
Langres n’a rien : la vieille ville est à une vingtaine de kilomètres du Montsaugeonnais. La vallée de la Marne moyenne est vide : de Joinville, comptez environ trente kilomètres de route jusqu’à Saint-Dizier et quarante-cinq jusqu’à Chaumont. Wassy et Nogent sont à une vingtaine de kilomètres de route du premier site. À l’est, le Bassigny est le secteur le plus éloigné : à vol d’oiseau, Val-de-Meuse est à près de trente kilomètres de Chaumont, Fayl-Billot à plus de vingt-cinq du Montsaugeonnais. Bourbonne-les-Bains fait exception grâce à Isches, dans les Vosges, à une dizaine de kilomètres. Rappelons que ces centres VHU relèvent, depuis le 1er janvier 2025, de l’enregistrement des installations classées, et que les agréments préfectoraux délivrés antérieurement restent valables tant qu’ils ne sont pas retirés. Eux seuls remettent le certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| AUTO PIECES 52 | Bricon (52120) |
| POS BAZIN | Chamarandes-Choignes (52000) |
| RECUP’EPAVE KOCH | Chaumont (52000) |
| Démolition Automobiles DELLA CASA | Le Montsaugeonnais (52190) |
| CASSE RN 74 | Occey (52190) |
| PLASTIFER | Saint-Dizier (52100) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 8 dans le département ; 2 n’apparaissent pas ici, parce que leur activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Du signalement au chargement
Vous signalez la voiture, son état, la commune et l’accès. Un épaviste vous rappelle avec une réponse claire, enlèvement gratuit ou rachat, et une date. À son arrivée, il s’assure de l’identité du titulaire, vérifie la carte grise, fait signer la cession, charge, puis livre le véhicule à un centre VHU. Dans le Bassigny et la vallée de Joinville, les passages sont groupés ; sur le plateau de Langres, l’hiver peut retarder de quelques jours.
Les papiers à donner
Carte grise barrée, revêtue de la mention « cédé le (date) pour destruction » et signée ; cerfa n° 15776 ; certificat de situation administrative de moins de quinze jours, qui doit être vierge de gage et d’opposition ; pièce d’identité. La page formalités explique comment lever un gage, remplacer une carte grise perdue ou céder la voiture d’un défunt.