Cinq pays, du plus provençal au plus alpin
Gap, le Champsaur et le Dévoluy
Gap occupe une large cuvette à sept cent cinquante mètres d’altitude, sur la route Napoléon. Tallard et son aérodrome, La Bâtie-Neuve, Chorges, La Roche-des-Arnauds l’entourent. Au nord, par le col Bayard, on entre dans le Champsaur, bocage de montagne autour de Saint-Bonnet, puis dans le Valgaudemar et vers les stations d’Orcières et d’Ancelle ; à l’ouest, le Dévoluy, cirque minéral isolé. Gap est une ville de services, avec un quartier d’immeubles au Haut-Gap et des lotissements sur tous les versants. Trois habitants du département sur dix y vivent.
L’Embrunais et Serre-Ponçon
Embrun sur son roc, Savines-le-Lac, reconstruite au bord de la retenue qui a noyé l’ancien village, Chorges, Crots, Baratier, Les Orres et Réallon en altitude : le plus grand lac artificiel du pays fait vivre campings, bases nautiques et résidences de vacances. L’été, la route nationale qui le longe est saturée. Hors saison, les parkings des résidences gardent des voitures que leurs propriétaires ne viennent plus chercher, et que les syndics aimeraient voir partir.
Le Briançonnais
Briançon et ses fortifications, Serre Chevalier, Montgenèvre et le col vers l’Italie, Névache et la Clarée, Vallouise, L’Argentière-la-Bessée et La Roche-de-Rame dans la vallée de la Durance, La Grave de l’autre côté du Lautaret. Le froid est sec, l’ensoleillement exceptionnel, la neige présente cinq mois. L’économie est celle du ski et du climatisme, avec des milliers de saisonniers logés en studios, dont les voitures, souvent anciennes, terminent parfois leur carrière sur un parking de station. C’est ici que se trouvent les deux seuls centres VHU d’importance du département.
Le Guillestrois et le Queyras
Guillestre, Risoul, Vars, puis, par la combe du Guil, Château-Queyras, Aiguilles, Abriès, Molines et Saint-Véran, plus haute commune habitée d’Europe à deux mille quarante mètres. Le Queyras n’est relié au reste du pays, l’hiver, que par une gorge étroite exposée aux avalanches. Deux mille cinq cents habitants y vivent à l’année, dans des maisons à fustes de mélèze. Un plateau n’y monte pas pour une seule voiture, ni par n’importe quel temps.
Le Buëch et les Baronnies
Laragne-Montéglin, Serres, Veynes et son étoile ferroviaire, Aspres, Rosans, Orpierre, Ribiers : le sud-ouest est déjà provençal. Vergers de pommiers et de poiriers, lavande, tilleul, villages perchés, rivières en tresses. L’altitude est modeste, la neige rare, la rouille aussi. Sisteron est à la porte, et le bout d’autoroute qui monte de Marseille s’arrête à La Saulce. Les exploitations fruitières emploient des saisonniers et font tourner de vieux fourgons.
Rachat d’épave dans les Hautes-Alpes : ce qui fait le prix
Avant d’avancer un chiffre de rachat d’épave, l’épaviste réunit les informations utiles : modèle, moteur, année, kilométrage, raison de l’arrêt, corrosion, état de l’habitacle, éléments manquants. Dans les Hautes-Alpes, la transmission fait la différence. Tout ce qui a quatre roues motrices, du petit tout-terrain au break surélevé, est recherché dans les vallées et se rachète, même en panne, même âgé. Il en va de même des utilitaires et des voitures récentes abîmées sur les routes de col. Les citadines à deux roues motrices de plus de quinze ans, que les saisonniers achètent pour un hiver, n’ont plus de valeur marchande : elles relèvent de l’enlèvement gratuit, pourvu qu’elles soient complètes. Dans le Buëch, le climat sec préserve les carrosseries, ce qui aide. Le rachat est réglé au moment du chargement. La page épave accidentée concerne les véhicules sinistrés.
Les centres VHU des Hautes-Alpes : deux sites dans le nord, et de petites installations autour de Gap
Hors Paris, c’est le chiffre le plus bas que nous ayons relevé. Le registre Géorisques inscrit sept établissements des Hautes-Alpes à la rubrique 2712, qui régit l’entreposage, la dépollution et le démontage de véhicules hors d’usage, mais deux seulement sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026 : un à Briançon, un à La Roche-de-Rame, chez un recycleur, à une vingtaine de kilomètres en aval. Tous deux sont dans la haute Durance. Ils servent le Briançonnais, L’Argentière, Guillestre, à une quinzaine de kilomètres, et Embrun, à environ 25 km par la route.
Gap est dans une situation singulière : avec plus de quarante mille habitants, c’est la plus grande ville que nous ayons rencontrée sans installation de cette taille à proximité : comptez environ 50 km par la route jusqu’à Mison, près de Sisteron, dans les Alpes-de-Haute-Provence. Le Gapençais n’est pourtant pas dépourvu : quatre petites installations, de cinquante à deux cents mètres carrés, sont inscrites et en exploitation à Gap, à La Bâtie-Neuve, à La Rochette et à Veynes. Elles sont sous le seuil que nous retenons pour toutes nos pages, mais elles existent. Dans le Buëch, Laragne est à environ 15 km de Mison par la route, Serres à près de vingt-cinq à vol d’oiseau. Dans le Queyras, Aiguilles est à plus de vingt kilomètres de La Roche-de-Rame par la gorge du Guil. La Grave dépend de Briançon par le col du Lautaret. L’Italie, enfin, n’est pas une issue : une immatriculation française ne s’annule que par un centre VHU français. Depuis le 1er janvier 2025, ces centres relèvent de l’enregistrement des installations classées, et les agréments préfectoraux antérieurs valent tant qu’ils ne sont pas retirés. Le certificat de destruction est de leur seule compétence.
| Établissement | Commune |
|---|
| NOUVEAU Christophe VHU | Briançon (05100) |
| LELIEVRE RECYCLAGE | La Roche-de-Rame (05310) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Comment cela se déroule ici
Vous décrivez le véhicule, son état, la commune, l’altitude, et les mois où la route est ouverte. Un épaviste vous rappelle, vous dit s’il enlève gratuitement ou s’il fait une offre, et retient une date compatible avec la saison. À son arrivée, il vérifie la carte grise et l’identité, fait signer la cession, charge la voiture et la remet à un centre VHU. Dans le Queyras, le Valgaudemar ou la Clarée, les enlèvements sont groupés et suspendus pendant les périodes de risque.
Les pièces demandées
Quatre documents : la carte grise barrée, portant « cédé le (date) pour destruction » et la signature du titulaire ; le cerfa n° 15776 ; un certificat de situation administrative de moins de quinze jours ; une pièce d’identité. La page formalités traite des cas moins courants, dont la carte grise perdue et le véhicule à plaques italiennes.