Hyères : la terre, la mer, le soleil
Vieille ville, plaine horticole, vallée des Borrels
La ville médiévale grimpe sous les ruines du château : ruelles pavées, passages voûtés, aucun véhicule. Les voitures de ses habitants stationnent en bas, autour des places. Le centre du XIXe siècle, aux larges avenues, ne pose pas de difficulté, pas plus que les quartiers récents de la Bayorre ou du Val des Rougières. Costebelle et le Mont des Oiseaux ont des villas sur des routes en corniche, portails et pentes raides. Puis vient la plaine : serres, pépinières, hangars, chemins d’exploitation rectilignes bordés de canaux d’arrosage. On y découvre des fourgonnettes et des camionnettes de marché arrêtées depuis vingt ans. Au nord, la vallée des Borrels et Sauvebonne sont un pays de vignes et de collines, avec des pistes en terre : donnez un point de repère précis, les adresses y sont vagues.
Giens et les îles d’Or
La presqu’île de Giens n’est reliée au continent que par deux routes posées sur le sable, dont l’une, celle du sel, ferme une partie de l’année pour protéger les oiseaux. L’autre, par La Capte, est saturée de juin à septembre, et les jours de vent, quand les véliplanchistes convergent vers l’Almanarre. L’épaviste y passe à l’aube, ou hors saison. À Porquerolles, la circulation automobile est réservée à quelques ayants droit, et les véhicules de l’île, petits utilitaires pour la plupart, ne la quittent qu’à la fin de leur vie, par la barge de fret qui relie la Tour Fondue. Il faut alors coordonner trois acteurs : le propriétaire, la compagnie maritime, qui facture le passage, et l’épaviste, qui attend au débarcadère. Le passage en barge n’est pas compris dans la gratuité de l’enlèvement. À Port-Cros et au Levant, la question ne se pose presque pas.
Vernis brûlé, plastiques cuits : ce que le soleil fait à une voiture
Avec près de trois cents jours d’ensoleillement par an, une voiture qui dort dehors à Hyères vieillit par le haut. Le vernis du toit et du capot blanchit, se craquelle, puis pèle par plaques : les teintes rouges et les noirs non métallisés sont les premiers touchés. Les optiques en polycarbonate jaunissent et s’opacifient. À l’intérieur, la planche de bord se fend, les plastiques deviennent collants ou cassants, le ciel de toit se décolle et pend, les joints de vitres durcissent. Rien de cela n’empêche de rouler, mais tout cela rend la voiture invendable à un particulier, alors que la mécanique, qui n’a jamais vu de sel de déneigement, est souvent en excellent état. C’est le profil inverse de la voiture du Nord, et les épavistes le savent : un soubassement sain et un moteur propre se rachètent bien, même sous une carrosserie fanée. Décrivez donc le dessous autant que le dessus.
Rachat d’épave à Hyères
Fourgonnettes d’horticulteurs, petites automatiques de retraités, voitures de saisonniers, tout-terrain des collines, véhicules de militaires mutés : le rachat d’épave dépend du modèle, du moteur, de l’année, du kilométrage et de la panne. L’absence de corrosion joue ici en faveur du vendeur. L’épaviste donne son prix au téléphone et le paie à l’enlèvement, à condition que le véhicule soit conforme.
Quand il n’a plus de valeur, il est emporté complet en enlèvement gratuit. Pour une voiture accidentée : épave accidentée.
Les centres VHU autour d’Hyères
Le Var compte 29 installations inscrites à la rubrique 2712, qui encadre le stockage, la dépollution et le démontage des véhicules hors d’usage, mais seulement 11 en exploitation sur plus de 500 m², d’après Géorisques, registre public des installations classées, au 20 septembre 2026. Aucune n’est à Hyères, où le registre ne compte qu’une petite casse, ni dans les communes du littoral des Maures. La plus proche est à La Farlède, à environ 10 km par la route, sur la route de Toulon. La suivante est de l’autre côté de la rade, à Six-Fours-les-Plages, à une trentaine de kilomètres. Chaque enlèvement suppose donc un vrai trajet, ce qui n’en change pas le principe.
Ces centres VHU sont soumis, depuis le 1er janvier 2025, à l’enregistrement des installations classées, qui a pris le relais de l’agrément préfectoral ; les agréments antérieurs restent valides jusqu’à retrait. Le certificat de destruction est délivré par le centre.
| Établissement | Commune |
|---|
| CASSE AUTO 83 | La Farlède (83210) |
| CODIPIECE | Six-Fours-les-Plages (83140) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026. Établissements en exploitation sur plus de 500 m², dont l’activité principale est la voiture de particulier, dans les communes citées ci-dessus. Liste complète du département : Épaviste dans le Var (83). Ils sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Le déroulé
Votre demande, avec le véhicule et un repère de localisation fiable. Le rappel de l’épaviste, son offre ou la gratuité, une date adaptée à la saison. Puis le contrôle des papiers, la signature, le chargement, et le transport vers un centre VHU de l’aire toulonnaise.
Les papiers
Carte grise barrée portant « cédé le (date) pour destruction » et la signature ; cerfa n° 15776 ; certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Pour les cas moins simples, la page formalités.