Le Berry du sud en cinq pays
Châteauroux, Issoudun et la Champagne berrichonne
Châteauroux, Déols, Le Poinçonnet, Saint-Maur, Ardentes, Montierchaume : l’agglomération a grandi avec une base aérienne américaine, fermée dans les années soixante, dont il reste un aéroport de fret et de vastes zones d’activités. Les quartiers Saint-Jean et Beaulieu alignent leurs immeubles ; la couronne est pavillonnaire. Vers le nord-est, Issoudun, Vatan, Levroux, Reuilly s’espacent dans un openfield de blé et de colza, sans haies ni relief. C’est la moitié peuplée du département, et presque tous les centres VHU s’y trouvent.
Le Boischaut sud, pays de La Châtre
La Châtre, Nohant, Neuvy-Saint-Sépulchre, Aigurande, Sainte-Sévère, Cluis : le décor des romans champêtres, avec ses chemins creux, ses haies vives, ses prés où paissent les charolaises. Les fermes sont dispersées en hameaux de trois ou quatre maisons, reliés par des routes étroites et sinueuses. Des Parisiens et des Britanniques y ont acheté des longères. Les véhicules à enlever dorment sous des hangars ou au fond de cours herbues, et l’épaviste a besoin d’indications précises pour trouver le lieu-dit.
La Brenne et le pays blancois
Le Blanc, sur la Creuse, Mézières-en-Brenne, Rosnay, Bélâbre, Tournon-Saint-Martin, Azay-le-Ferron : un parc naturel de landes, de buttes de grès et de plus de deux mille étangs créés par les moines. Moins de quinze habitants au kilomètre carré. Les routes longent les chaussées d’étang, et bien des maisons ne sont desservies que par une piste sableuse. C’est aussi le secteur le plus démuni en centres VHU de tout le Berry : depuis Le Blanc, il faut compter environ 35 km de route jusqu’au premier.
Argenton, Éguzon et la vallée de la Creuse
Argenton-sur-Creuse et ses vieilles galeries au-dessus de l’eau, Saint-Gaultier, Le Pont-Chrétien-Chabenet, Saint-Marcel, puis, vers l’amont, Gargilesse, Éguzon et son barrage, Saint-Benoît-du-Sault : la rivière s’encaisse dans le granite et le paysage devient limousin. L’ancienne industrie de la chemise a disparu d’Argenton. L’autoroute passe à la sortie de la ville, ce qui amène des véhicules accidentés ou tombés en panne sur un long trajet. Les villages perchés ont des rues en pente où l’on manœuvre au plus juste.
Le Boischaut nord, de Buzançais à Valençay
Buzançais, Châtillon-sur-Indre, Écueillé, Valençay et son château, Chabris sur le Cher, Levroux à la charnière : un pays de polyculture, de bois et de fromage de chèvre, qui regarde vers la Touraine et le Loir-et-Cher. La population y est âgée, les bourgs s’étiolent. Depuis Chabris ou Valençay, les installations les plus proches sont de l’autre côté du Cher, et l’épaviste peut venir du département voisin sans que cela change quoi que ce soit.
Rachat d’épave dans l’Indre : ce qui fait le prix
On ne fixe pas la valeur d’un rachat d’épave sans avoir décrit le véhicule. Comptent le modèle et la demande dont il fait l’objet en occasion, la motorisation, l’année de mise en circulation, le kilométrage, ce qui a provoqué l’arrêt, la corrosion, l’état de l’habitacle, et l’intégrité de l’ensemble. Dans l’Indre, le parc est ancien et les revenus modestes : la plupart des voitures cédées ont dépassé quinze ans et deux cent mille kilomètres, et relèvent de l’enlèvement gratuit, ouvert à tout véhicule complet. Il y a des exceptions. Les utilitaires d’artisans et d’agriculteurs, les quatre-quatre de chasse, nombreux en Brenne, et les voitures récentes accidentées sur l’autoroute reçoivent régulièrement une offre. Une voiture qui a peu roulé, entre les mains d’une personne âgée, peut aussi valoir mieux qu’on ne le pense. Le prix convenu est remis au moment de l’enlèvement. Après un accident, lisez la page épave accidentée.
Les centres VHU de l’Indre : tout à l’est de l’autoroute, ou presque
Géorisques rattache à l’Indre onze établissements inscrits à la rubrique 2712, qui vise l’entreposage, la dépollution et le démontage de véhicules hors d’usage, et huit en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026. L’un de ces huit est mal classé : il se trouve à Méasnes, commune de la Creuse qui touche Aigurande. Un autre, sur l’emprise de l’aéroport de Déols, est un site de déconstruction dont l’activité n’est pas la voiture de particulier. L’Indre en a donc six pour les voitures, dans cinq communes. Déols, qui jouxte Châteauroux, en regroupe deux, dont un recycleur de métaux ; Diors, sur l’ancienne emprise militaire de La Martinerie, en a un. Châteauroux même n’en a aucun de cette taille. Saint-Aoustrille sert Issoudun. Le Pont-Chrétien-Chabenet, près d’Argenton, abrite le plus grand site du département, sur trois hectares. Aigurande, tout au sud, complète la liste.
Tout l’ouest est à découvert. Le Blanc, sous-préfecture, est à environ 35 km de route de la première installation ; Mézières-en-Brenne et Bélâbre à plus de vingt-cinq ; Tournon-Saint-Martin est plus proche de Coussay-les-Bois, dans la Vienne. Au nord, à vol d’oiseau, Châtillon-sur-Indre est à plus de trente kilomètres de tout et regarde vers la Touraine, Écueillé à près de trente, Buzançais à vingt, soit environ 25 km de route jusqu’à Déols. Valençay et Chabris se tournent vers Gièvres, en Loir-et-Cher, toute proche de Chabris. À l’est, Reuilly est aussi près de Foëcy, dans le Cher, que de Saint-Aoustrille ; La Châtre, qui n’a sur son sol qu’une petite casse agréée, est à environ 20 km de route de Châteaumeillant, côté Cher, et à une trentaine d’Aigurande. Tous ces centres VHU sont, depuis le 1er janvier 2025, soumis à enregistrement au titre des installations classées ; l’agrément préfectoral qu’ils détenaient auparavant reste valable s’il n’a pas été retiré. C’est d’eux seuls que vient le certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| LAURIEN | Aigurande (36140) |
| CASSE AUTO BAYARD | Déols (36130) |
| TROTIGNON SARL | Déols (36130) |
| CDA 36 (La Martinerie) | Diors (36130) |
| AUTOCASSE-EURL TETARD | Le Pont-Chrétien-Chabenet (36800) |
| AUTO PIECES 36 (ex CASSE AUTO 36) | Saint-Aoustrille (36100) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 8 dans le département ; 2 n’apparaissent pas ici, parce que leur activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Comment l’enlèvement s’organise
Vous indiquez la voiture, son état, la commune et, à la campagne, le lieu-dit et le type de chemin. Un épaviste vous rappelle : gratuité, offre de rachat, ou prix convenu si le véhicule a été dépouillé. La date est arrêtée ensemble. Quand il arrive, il examine la carte grise, vérifie que vous en êtes le titulaire, remplit la cession, treuille la voiture et la conduit dans un centre VHU. En Brenne et dans le Boischaut, plusieurs enlèvements sont regroupés sur une même journée.
Les papiers exigés
La carte grise barrée, qui porte « cédé le », la date, « pour destruction » et la signature du titulaire. Le cerfa n° 15776 de déclaration de cession. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Aucun contrôle technique n’est demandé pour une destruction. Pour un véhicule hérité ou dont la carte grise est perdue, la page formalités indique la marche à suivre.