Deux vallées, des coteaux et une forêt
L’Agenais
Agen, Le Passage, Boé, Bon-Encontre, Foulayronnes, Pont-du-Casse, Layrac : l’agglomération s’étale dans la plaine de la Garonne, entre le fleuve, le canal et les premiers coteaux, que l’on appelle ici des serres. Préfecture, ville de rugby et de négoce du pruneau, Agen a un centre de rues commerçantes partiellement piétonnes et des faubourgs pavillonnaires sans contrainte. Au sud, vers Astaffort et Laplume, on entre en Gascogne : des collines de blé et d’ail, des fermes isolées sur les crêtes, de longs chemins privés.
Le Villeneuvois et la vallée du Lot
Villeneuve-sur-Lot est une bastide à cheval sur la rivière, entourée de vergers de pruniers et de noisetiers. Sainte-Livrade, Casseneuil, Bias, Penne-d’Agenais, Castelmoron jalonnent la vallée. À l’amont, Fumel a vécu pendant plus d’un siècle d’une grande fonderie, aujourd’hui arrêtée : la ville a perdu un tiers de ses habitants et garde des cités ouvrières où l’on roule dans des voitures de vingt ans. Pendant la récolte des prunes, fin août, les vergers mobilisent tous les bras et tous les véhicules disponibles.
Le Marmandais et le Tonneinquais
Marmande, capitale de la tomate, Tonneins, ancienne ville du tabac, Le Mas-d’Agenais, Meilhan, Aiguillon au confluent : la plaine de Garonne est ici large, fertile et inondable. La crue de février 2021 a noyé des quartiers entiers et des centaines de véhicules ; les digues tiennent la plupart du temps, pas toujours. Au nord, vers Miramont-de-Guyenne, Seyches et Duras, les coteaux portent de la vigne et du maïs. Les serres maraîchères, les hangars de conditionnement et les fourgons de marché composent le paysage.
L’Albret et la forêt landaise
Nérac, ville d’Henri IV, Lavardac, Barbaste et Mézin forment l’Albret, pays de moulins fortifiés, d’armagnac et de bouchons de liège. À l’ouest, passé Casteljaloux et sa station thermale, on bascule d’un coup dans la forêt des Landes de Gascogne : Houeillès, Durance, Sauméjan, des communes immenses de quelques centaines d’habitants, des pistes de sable, des pins à perte de vue. Les maisons y sont isolées dans des clairières, et une voiture laissée en lisière, l’été, est un risque d’incendie que les mairies ne tolèrent plus.
Les bastides du Haut-Agenais
Villeréal, Monflanquin, Castillonnès, Cancon, Lauzun, Tournon-d’Agenais : le nord et l’est sont un semis de villes neuves du treizième siècle, carrées, perchées, organisées autour d’une halle. Leurs rues se coupent à angle droit mais ne laissent passer qu’une voiture à la fois. Alentour, des collines de noisetiers, de prairies et de bois, des pigeonniers, et beaucoup de fermes restaurées par des retraités venus du nord de l’Europe. Le secteur est calme, âgé, éloigné de tout garage, et les véhicules hors d’usage y attendent longtemps.
Rachat d’épave en Lot-et-Garonne : ce qui fait le prix
Un rachat d’épave n’a de sens que si la voiture contient encore de la valeur, et l’épaviste la mesure avec quelques questions : quel modèle, quel moteur, quelle année, combien de kilomètres, quelle avarie, quelle carrosserie, que manque-t-il. Le parc du Lot-et-Garonne est modeste et utilitaire. On y voit beaucoup de fourgonnettes, de fourgons de marché, de pick-up et de petits camions-bennes, qui intéressent les démolisseurs même très fatigués, parce que leurs pièces sont demandées par d’autres exploitants. Les voitures des saisonniers, achetées pour presque rien le temps d’une campagne et abandonnées à la fin, n’ont en revanche aucune valeur, et posent souvent un problème de papiers. Le climat, doux, laisse les carrosseries en bon état ; seules les voitures passées sous l’eau d’une crue sont irrécupérables. À défaut d’offre, l’enlèvement gratuit vaut pour tout véhicule complet. Le prix convenu est remis à l’enlèvement. La page épave accidentée traite des sinistres.
Les centres VHU du Lot-et-Garonne : onze sites le long des deux vallées
Seize établissements du département sont inscrits dans Géorisques à la rubrique 2712 des installations classées (entreposage, dépollution, démontage de véhicules hors d’usage) ; treize sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026. Deux sont étrangers aux voitures, un marchand de pièces d’engins de travaux publics et un négoce de métaux. Les onze autres occupent onze communes, toutes dans les vallées. Autour d’Agen, quatre : Boé, Brax, Colayrac-Saint-Cirq et Pont-du-Casse ; la ville elle-même n’en a pas. Dans le Villeneuvois, trois : Villeneuve-sur-Lot, qui a le plus vaste, trois hectares et demi, Bias et Allez-et-Cazeneuve. Fumel a le sien. Le Marmandais en compte deux, à Fourques-sur-Garonne et à Longueville. L’Albret, un, à Nérac.
Les coteaux et la forêt, eux, sont vides. Au nord, Monflanquin est à environ 20 km par la route de Fumel comme de Villeneuve, et Villeréal à une trentaine de kilomètres de Fumel ; Duras est aussi proche de Lamonzie-Saint-Martin, en Dordogne, que de Longueville. À l’ouest, Casteljaloux dépend de Fourques, et Houeillès, au milieu des pins, est à plus de vingt kilomètres de Nérac. Tonneins et Aiguillon se partagent entre Longueville et Nérac. Tous ces centres sont soumis au même texte : depuis le 1er janvier 2025, un enregistrement au titre des installations classées, qui laisse en vigueur les agréments préfectoraux antérieurs tant qu’ils ne sont pas retirés. Eux seuls établissent un certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| RE-SOURCE INDUSTRIES 47 | Allez-et-Cazeneuve (47110) |
| BRANGE ENVIRONNEMENT | Bias (47300) |
| SAS ALIAREC ENVIRONNEMENT | Boé (47550) |
| DECONS SA | Brax (47310) |
| STAR AUTO PIECES 47 | Colayrac-Saint-Cirq (47450) |
| EXR GROUPE | Fourques-sur-Garonne (47200) |
| CASSE AUTOS SARPY-EDOUIDI | Fumel (47500) |
| LONGUEVILLE AUTOS | Longueville (47200) |
| CEREA David | Nérac (47600) |
| GARAGE SIMARD | Pont-du-Casse (47480) |
| CAVI NEGOCIANT AUTO | Villeneuve-sur-Lot (47300) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 13 dans le département ; 2 n’apparaissent pas ici, parce que leur activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Les étapes
La demande d’abord, avec la voiture, son état, la commune et le lieu-dit. Puis le rappel de l’épaviste, qui confirme la gratuité ou avance un prix, et retient une date en dehors des pointes de récolte si vous êtes exploitant. Enfin le passage : papiers vérifiés, cession signée, voiture chargée. Elle est ensuite déposée dans un centre VHU.
Ce que l’on vous demandera
La carte grise, barrée, portant « cédé le », la date, « pour destruction » et la signature du titulaire. Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Voiture d’un saisonnier reparti sans laisser d’adresse, véhicule jamais mis à votre nom, titre perdu : la page formalités fait le point sur ces cas difficiles.