Deux pays, cinq secteurs
L’agglomération paloise et le bassin de Lacq
Pau, Billère, Lons, Lescar, Jurançon, Gelos, Bizanos : l’agglomération s’étale sur une terrasse au-dessus du gave, face aux coteaux de Jurançon où les maisons se cachent dans les vignes, au bout de chemins raides. À l’ouest, vers Artix, Mourenx et Lacq, le gisement de gaz exploité pendant un demi-siècle a laissé une ville nouvelle, des plateformes chimiques et un tissu de sous-traitants. Aéronautique à Bordes et à Bidos, pétrole, recherche : l’emploi est qualifié, et le parc automobile plutôt récent.
La Côte basque, d’Anglet à Hendaye
Bayonne, Anglet, Biarritz, Bidart, Guéthary, Saint-Jean-de-Luz, Ciboure, Urrugne, Hendaye : trente kilomètres d’urbanisation continue, parmi les plus chères de France. Les villas néo-basques ont des accès pentus et des garages en sous-sol ; les résidences, des parkings à barre de hauteur. La place manque, les voisins veillent, et les copropriétés engagent vite une procédure contre un véhicule qui ne bouge plus. D’avril à octobre, et pendant les fêtes de Bayonne, la circulation impose des enlèvements tôt le matin.
Le Pays basque intérieur : Labourd, Basse-Navarre, Soule
Passé Ustaritz et Cambo, le paysage devient celui des collines vertes et des fermes blanches aux volets rouges, les etxe, isolées chacune sur ses terres. Hasparren, Saint-Palais, Saint-Jean-Pied-de-Port, Saint-Étienne-de-Baïgorry, puis, plus à l’est, Mauléon et Tardets en Soule. Les routes communales sont étroites, goudronnées mais sans accotement, et montent fort. On y élève des brebis, et l’on y use des quatre-quatre et des fourgons jusqu’à la corde. La Soule est le secteur le plus éloigné de tout, à une heure de Pau comme de Bayonne.
Le Haut-Béarn : Oloron et les vallées
Oloron-Sainte-Marie ouvre sur trois vallées : le Barétous, la vallée d’Aspe, qui monte au Somport et à l’Espagne, et la vallée d’Ossau, vers Laruns, Gourette et le Pourtalet. Villages de pierre grise serrés autour d’un lavoir, granges foraines dispersées sur les versants, routes d’estive ouvertes de juin à octobre. La voiture d’un berger ou d’un retraité reste souvent là où elle s’est arrêtée, devant la grange. L’épaviste monte, mais sur rendez-vous, et pas quand le col est annoncé enneigé.
Le nord du Béarn : Orthez, Salies, le Vic-Bilh
Au nord du gave de Pau, des coteaux de maïs et de prairies s’étendent jusqu’aux Landes et au Gers : Orthez, Salies-de-Béarn, Arzacq, Morlaàs, Lembeye, Garlin. La ferme béarnaise y est close, bâtie en galets, avec un portail couvert d’un auvent, et une cour intérieure où tout se range. Les bourgs se dépeuplent, les garages ferment, et il n’est pas rare de trouver deux ou trois voitures hors d’usage dans la même cour.
Rachat d’épave dans les Pyrénées-Atlantiques : ce qui fait le prix
Le montant d’un rachat d’épave n’est inscrit nulle part : il découle du modèle, de sa motorisation, de son âge, de son kilométrage, de ce qui est cassé et de ce qui est resté en place. Le département a deux parcs. Sur la côte et autour de Pau, des voitures récentes, souvent bien équipées, qui valent après un accident. Dans l’intérieur et en montagne, des véhicules anciens, robustes, à transmission intégrale, dont les ponts, les boîtes de transfert et les moteurs sont recherchés bien au-delà du département. Le climat est humide toute l’année, et l’océan ajoute son sel : la corrosion est réelle, sur la côte surtout. Les pentes usent freins et embrayages. Une voiture sans valeur marchande reste enlevée gratuitement si elle est complète. Le prix donné au téléphone est payé au chargement, sous réserve que la description soit fidèle. La page épave accidentée complète le sujet.
Les centres VHU des Pyrénées-Atlantiques : deux pôles, et la montagne sans rien
Dans la base Géorisques des installations classées, 30 fiches des Pyrénées-Atlantiques sont rattachées à la rubrique 2712, c’est-à-dire à l’entreposage, à la dépollution et au démontage de véhicules hors d’usage. Dix-neuf sites sont en exploitation sur plus de 500 m² au relevé du 20 septembre 2026, répartis en deux pôles. Côté béarnais : Lons, qui en compte plusieurs de très grande surface, Serres-Castet et Bordes autour de Pau ; Lacq, Lagor et Sallespisse entre Mourenx et Orthez ; Escout, aux portes d’Oloron. Côté basque : Anglet, qui en a deux, Bidart, puis Hendaye et Biriatou sur la frontière ; dans l’intérieur, Ustaritz et Briscous. La fiche d’Itxassou est celle d’un exploitant qui a cessé en 2024.
Au sud de cette ligne, plus rien. La Soule et la Basse-Navarre n’ont aucun site : depuis Saint-Jean-Pied-de-Port, comptez environ 40 km par la route jusqu’à Ustaritz, et depuis Mauléon, environ 35 km jusqu’à Escout comme jusqu’à Lagor. Les vallées d’Aspe et d’Ossau dépendent elles aussi d’Escout. Le Vic-Bilh, au nord-est, se tourne vers l’agglomération paloise. Depuis 2025, tous ces établissements sont tenus d’être enregistrés comme installations classées ; ceux qui disposaient d’un agrément préfectoral le conservent. Il n’y a qu’eux pour établir un certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| CDA Côte Basque (Ex ESPACE AUTO CROSA) | Anglet (64600) |
| PRIEUR Ets | Anglet (64600) |
| FREIRE DE AMORIN | Bidart (64210) |
| ALBERDI - Biriatou | Biriatou (64700) |
| Casse-Auto GIMENEZ | Bordes (64510) |
| SARL Tilt Auto | Briscous (64240) |
| CASS AUTO 64 (VIGNEAU) | Escout (64870) |
| ALBERDI - Hendaye - Erotacillo | Hendaye (64700) |
| ALBERDI - Hendaye - Les Joncaux | Hendaye (64700) |
| LACQ’AS EURL | Lacq (64170) |
| J Cabral | Lagor (64150) |
| RUBIO Philippe | Lons (64140) |
| SADT SAS (ex Boucou) | Lons (64140) |
| SAS Philippe RUBIO | Lons (64140) |
| SIRMET ex Hourquet & Fils | Ponson-Dessus (64460) |
| CASSE AUTO 933 (exAuto Casse Allo 933) | Sallespisse (64300) |
| DECONS | Serres-Castet (64121) |
| SARL AUTO CASSE DU LABOURD | Ustaritz (64480) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 19 dans le département ; une fiche n’apparaît pas ici, parce que son activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Le déroulement
Vous expliquez ce qu’est la voiture, dans quel état, et où elle se trouve. L’épaviste vous rappelle, confirme l’enlèvement gratuit ou fait une proposition, et fixe un jour. À son passage, il vérifie les papiers, fait signer la cession au titulaire et charge le véhicule. Il le livre à un centre VHU.
Les papiers
La carte grise, que le titulaire barre, annote (« cédé le », date, « pour destruction ») et signe ; le cerfa n° 15776 ; un certificat de situation administrative de moins de quinze jours ; une pièce d’identité. Pour une voiture immatriculée en Espagne, une carte grise restée au nom d’un parent ou un titre égaré, la page formalités indique la marche à suivre.