Cinq pays de part et d’autre de l’autoroute
Le Sénonais et la vallée de l’Yonne aval
Sens, Paron, Saint-Clément, Pont-sur-Yonne, Villeneuve-la-Guyard, Villeneuve-sur-Yonne : le nord est la partie la plus dynamique, et la plus francilienne. Chaque matin, des milliers d’habitants prennent le train pour Paris ou la route pour la Seine-et-Marne. Les lotissements gagnent sur les champs, d’anciennes résidences secondaires sont devenues principales. Les ménages ont deux voitures, dont l’une, vieille, ne sert qu’à rejoindre la gare, et finit par y rester. Les quartiers d’immeubles de Sens comptent aussi leur lot de véhicules ventouses.
L’Auxerrois et les vignobles
Auxerre s’étage au-dessus de l’Yonne, avec un centre à pans de bois et à ruelles pentues où l’on ne charge pas ; la ville moderne, Monéteau, Appoigny, Saint-Georges et Perrigny s’étendent sur les plateaux, près de l’autoroute. À l’est et au sud, les coteaux de Chablis, d’Irancy, de Saint-Bris et de Coulanges portent la vigne et les cerisiers. Dans les villages viticoles, les maisons de vignerons sont bâties sur cave, serrées, avec des cours étroites. Pendant les vendanges, les rues sont prises par les tracteurs et les bennes.
Le Jovinien, le Migennois et le pays d’Othe
Joigny, ancienne ville de garnison, a perdu son régiment et une partie de ses habitants. Migennes est née du chemin de fer, autour d’une grande gare de bifurcation ; ses cités de cheminots et ses friches ferroviaires lui donnent un visage ouvrier. Saint-Florentin et Brienon complètent un bassin industriel éprouvé. Au nord, le pays d’Othe est une forêt trouée de clairières à pommiers, partagée avec l’Aube, aux villages-rues de brique et de silex. Les budgets sont serrés, les voitures anciennes.
La Puisaye
Toucy, Saint-Sauveur, Saint-Fargeau, Charny, Bléneau, Treigny : le pays de Colette, des potiers et du château fort que l’on construit avec les techniques du Moyen Âge. C’est un bocage d’argile, de haies, d’étangs et de chemins creux, où les fermes isolées ont été rachetées, pour beaucoup, par des Parisiens. Le sol est lourd : dès l’automne, un camion s’enfonce s’il quitte l’empierrement. Les résidents secondaires découvrent parfois dans une dépendance un véhicule laissé par le vendeur, dont ils ne savent que faire.
L’Avallonnais, le Tonnerrois et le Morvan
À l’est, Tonnerre, Ancy-le-Franc, Noyers et la vallée de l’Armançon forment un pays de pierre blanche et de châteaux, qui a perdu ses usines et un quart de sa population. Au sud, Avallon garde l’entrée du Morvan : Quarré-les-Tombes, Saint-Léger-Vauban, des forêts de résineux, des plantations de sapins de Noël, et de la neige certains hivers. Vézelay, sur sa colline, ne se visite qu’à pied. Dans ce secteur, le garage le plus proche est souvent à vingt kilomètres, et l’on garde sa voiture morte par résignation.
Rachat d’épave dans l’Yonne : ce qui fait le prix
Une offre de rachat d’épave repose sur un examen du véhicule : sa marque, son modèle et sa motorisation, son millésime, son kilométrage, l’origine de la panne ou l’importance du choc, la corrosion, les éléments manquants. L’Yonne a un parc contrasté. Au nord, les voitures de navetteurs, très sollicitées, s’arrêtent avec de gros kilométrages, mais elles sont assez récentes pour que leurs pièces se vendent. L’autoroute apporte des véhicules accidentés venus de toute l’Europe, dont la valeur peut être élevée. Dans le Tonnerrois, le Morvan et la Puisaye, on trouve surtout des voitures anciennes, modestes, parfois restées dix ans sous un hangar : elles partent gratuitement. Les utilitaires de vignerons et les quatre-quatre de forestiers se négocient. Sans offre, l’enlèvement gratuit s’applique, pourvu que le véhicule n’ait pas été dépouillé. Un rachat se règle au chargement. La page épave accidentée précise le cas des sinistres.
Les centres VHU de l’Yonne : sept grands sites, et une casse à Sens
À la rubrique 2712 de Géorisques, qui couvre l’entreposage, la dépollution et le démontage de véhicules hors d’usage, l’Yonne a seize fiches, dont onze en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026. Mais trois sont des négoces de métaux et une un atelier de deux-roues. Pour les voitures, il reste sept installations dans cinq communes. Auxerre en a deux. Migennes en a une, qui sert aussi Joigny. Cheu, à la sortie de Saint-Florentin, possède la plus étendue, plus de deux hectares. Tannerre-en-Puisaye dessert Toucy, Charny et Saint-Fargeau. Avallon en a deux, pour tout le sud.
Le Sénonais, deuxième bassin de population du département, est moins bien pourvu : les grandes fiches de Sens et de Pont-sur-Yonne sont un négoce de métaux et l’atelier de deux-roues, mais Sens a aussi une casse agréée, absente du tableau parce que sa fiche ne déclare pas de surface. Au-delà, Esmans, en Seine-et-Marne, est à une trentaine de kilomètres de Sens par la route, et Migennes à une quarantaine. Le Tonnerrois est vide : Tonnerre dépend de Cheu, Ancy-le-Franc de Fain-lès-Montbard, en Côte-d’Or. En Puisaye, Saint-Fargeau peut s’adresser à Thou et Charny à Triguères, tous deux dans le Loiret. Depuis le 1er janvier 2025, ces établissements relèvent de l’enregistrement au titre des installations classées, et les agréments préfectoraux accordés plus tôt restent valables faute de retrait. Le certificat de destruction vient d’eux, et d’eux seuls.
| Établissement | Commune |
|---|
| CARS PIECES EXPRESS | Auxerre (89000) |
| SOKAKI Jean Pierre | Auxerre (89000) |
| AUTO PIECES AVALLON | Avallon (89200) |
| AUTO-DAG | Avallon (89200) |
| ASTRA RECYCLAGE | Chéu (89600) |
| AUTO-PIECES MIGUEL | Migennes (89400) |
| A LA BONNE OCCAS | Tannerre-en-Puisaye (89350) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Le registre en compte 11 dans le département ; 4 n’apparaissent pas ici, parce que leur activité principale n’est pas la voiture de particulier, que l’exploitant a cessé son activité ou que la fiche est mal classée. Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
De la demande à l’enlèvement
Indiquez la voiture, son état, la commune et le lieu précis. L’épaviste vous rappelle avec sa réponse, gratuité ou offre, et une proposition de date ; dans le Tonnerrois et le Morvan, il regroupe ses passages. Le jour convenu, il contrôle les papiers, fait signer la cession, charge le véhicule et l’achemine vers un centre VHU.
Les papiers à présenter
La carte grise barrée, sur laquelle le titulaire inscrit « cédé le », la date et « pour destruction », puis signe. Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Voiture trouvée dans une maison que vous venez d’acheter, carte grise à l’ancienne adresse francilienne, titre égaré : la page formalités explique comment s’y prendre.