Trois rivières, cinq pays
Blois et le val de Loire
Blois s’étage sur le coteau nord du fleuve, avec un centre ancien en escaliers et, sur le plateau, de grands quartiers d’habitat collectif construits dans les années soixante. Vineuil, La Chaussée-Saint-Victor, Saint-Gervais et Villebarou forment la couronne pavillonnaire et commerciale. En amont, Mer, Saint-Laurent-Nouan et sa centrale, Chambord ; en aval, Chaumont et Veuzain. Le val est protégé par des levées sur lesquelles passent les routes, et les maisons sont en contrebas : on ne sort pas une voiture d’un jardin de bord de Loire sans réfléchir à la rampe.
Le Vendômois et le Perche
Vendôme doit à sa gare d’être à moins d’une heure de Paris : des cadres y vivent, d’autres y ont une maison. La ville est enserrée dans les bras du Loir. Vers l’aval, Montoire, Lavardin, Trôo et ses habitations creusées dans le coteau. Au nord-ouest, passé Savigny-sur-Braye, commence le Perche vendômois de Mondoubleau et Droué, tout en haies, en collines et en fermes isolées, qui se prolonge en Sarthe et en Eure-et-Loir. Au nord-est, la Petite Beauce d’Oucques et de Marchenoir aligne des plaines nues et des fermes à cour fermée.
La Grande Sologne
Lamotte-Beuvron, Nouan-le-Fuzelier, Salbris, Neung-sur-Beuvron, Souesmes, Chaumont-sur-Tharonne : des landes, des bouleaux, trois mille étangs et d’immenses propriétés de chasse, de plus en plus souvent clôturées. Les villages sont en brique, alignés le long de la route d’Orléans à Vierzon que double l’autoroute. Salbris a perdu ses usines d’armement. Le sol est de sable et d’argile : une allée forestière porte un camion en été, plus du tout après les pluies d’automne. Les gardes et les régisseurs roulent en quatre-quatre, qu’ils usent jusqu’au bout.
Romorantin et la Sologne viticole
Romorantin-Lanthenay a fabriqué pendant vingt ans les monospaces d’une grande marque française, jusqu’à la fermeture de l’usine en 2003, qui a supprimé des milliers d’emplois. La ville ne s’en est jamais tout à fait remise, et son parc automobile en porte la trace : ancien, entretenu avec soin par d’anciens ouvriers de l’automobile. Par un retour singulier, le bassin accueille aujourd’hui un site industriel de déconstruction de véhicules. Autour, Le Controis, Cheverny, Cour-Cheverny et Mur-de-Sologne mêlent vigne, asperges et fraises.
La vallée du Cher
Montrichard, Saint-Aignan, Selles-sur-Cher, Noyers, Thésée, Châtillon : au sud, le Cher coule entre des coteaux de tuffeau creusés de caves, anciennes carrières devenues champignonnières, chais ou garages. Le vignoble de Touraine y déborde largement. Près de Saint-Aignan, un parc zoologique attire deux millions de visiteurs par an et sature les routes de la vallée d’avril à octobre. Les bourgs sont étroits, bâtis entre rivière et falaise ; les voitures stationnent sur les mails, et c’est là qu’il est le plus simple de les charger.
Rachat d’épave en Loir-et-Cher : ce qui fait le prix
On ne peut pas chiffrer un rachat d’épave sans connaître la voiture. L’épaviste demande le modèle et sa version, le moteur, la date de première immatriculation, le kilométrage, ce qui est cassé, l’état de la carrosserie, et s’il manque des pièces. Le Loir-et-Cher fournit trois types de véhicules valorisables. Ceux des actifs qui rejoignent chaque jour Orléans, Tours ou l’Île-de-France, récents et très roulants. Ceux qui sont accidentés sur les deux autoroutes, où le gibier provoque de nombreuses collisions en Sologne. Et les quatre-quatre, pick-up et utilitaires des domaines, très demandés en pièces. À côté, le parc rural du Perche et de la vallée du Cher est âgé et de peu de valeur. Le climat est tempéré, et la corrosion reste modérée, sauf pour les voitures laissées des années dans une cave de tuffeau. En l’absence d’offre, l’enlèvement gratuit s’applique au véhicule complet. Un rachat est payé à l’enlèvement. La page épave accidentée décrit la marche à suivre après une collision.
Les centres VHU du Loir-et-Cher : douze communes, aucune des trois villes
Pour le Loir-et-Cher, vingt-trois établissements sont inscrits dans Géorisques à la rubrique 2712 des installations classées, celle de l’entreposage, de la dépollution et du démontage de véhicules hors d’usage. Douze sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026, et chacun se trouve dans une commune différente. Le nord en a cinq : Saint-Ouen et Naveil, qui touchent Vendôme, Savigny-sur-Braye, Cormenon, à côté de Mondoubleau, et Saint-Jean-Froidmentel, sur le Loir amont, le plus étendu, plus de cinq hectares. Le Blaisois en a deux, Saint-Sulpice-de-Pommeray et Fossé, au nord-ouest de Blois. La Sologne en a quatre : Pruniers-en-Sologne, aux portes de Romorantin, Gièvres, Mur-de-Sologne et Souesmes. La vallée du Cher, un seul, à Billy, près de Selles.
Blois, Vendôme et Romorantin n’ont donc aucun site sur leur sol, mais en ont à quelques minutes. Les vrais écarts sont ailleurs. Lamotte-Beuvron et le nord de la Sologne sont plus proches de La Ferté-Saint-Aubin, dans le Loiret, que de Souesmes. Montrichard se tourne vers Chargé, en Indre-et-Loire, à côté d’Amboise. Mer et la Petite Beauce sont à une vingtaine de kilomètres de Fossé. Saint-Aignan dépend de Billy. Tous ces centres sont soumis, depuis le 1er janvier 2025, à l’enregistrement au titre des installations classées ; un agrément préfectoral antérieur continue de produire ses effets s’il n’a pas été retiré. C’est la condition pour recevoir un certificat de destruction.
| Établissement | Commune |
|---|
| CASS’ AUTOS MEUNIER C. | Billy (41130) |
| PASSENAUD | Cormenon (41170) |
| REVIVAL | Fossé (41330) |
| CARECO GIEVRES AUTO | Gièvres (41130) |
| AVENIR AUTOMOBILES | Mur-de-Sologne (41230) |
| DM CASSE AUTO | Naveil (41100) |
| INDRA SAS (RE-SOURCE INDUSTRIES) | Pruniers-en-Sologne (41200) |
| EURL AUTO RECUPER LASCAUX | Saint-Jean-Froidmentel (41160) |
| MENUT | Saint-Ouen (41100) |
| BLOIS RECYCLAGE AUTOMOBILES (ex DSDA EURL) | Saint-Sulpice-de-Pommeray (41000) |
| SARL DE FAMILLE OUHMAD - CASSE AUTO SAVIGNY | Savigny-sur-Braye (41360) |
| SARL GARAGE DES PLAINES | Souesmes (41300) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Le déroulement
Première étape, votre demande, avec le véhicule, son état, la commune et l’accès. Deuxième étape, l’appel de l’épaviste, qui vous dit s’il enlève gratuitement ou s’il rachète, et quand il peut passer ; en Sologne, il évite les jours de chasse sur les propriétés et les périodes où les allées sont détrempées. Troisième étape, l’enlèvement : papiers, signature de la cession, chargement, puis livraison à un centre VHU.
Les papiers
La carte grise, barrée et signée par son titulaire, avec la mention « cédé le », la date et « pour destruction ». Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Véhicule de domaine au nom d’une société civile, voiture d’un parent décédé, carte grise perdue : la page formalités indique les pièces complémentaires.