Cinq pays ornais
Alençon, Sées et la plaine
Alençon, ville de la dentelle, a perdu en 2001 la grande usine d’électroménager qui la faisait vivre ; elle s’est reconvertie dans la plasturgie et les services. Damigny, Saint-Germain-du-Corbéis, Condé-sur-Sarthe et Valframbert l’entourent, et sa banlieue sud est déjà dans la Sarthe. Le quartier de Perseigne a de grands immeubles et un parc automobile fatigué. Au nord, la plaine d’Alençon et de Sées, céréalière, s’adosse à la forêt d’Écouves. Sées, ville épiscopale, et Le Mêle-sur-Sarthe sont de gros bourgs tranquilles, aux accès faciles.
Le Bocage : Flers, La Ferté-Macé, Domfront
À l’ouest, Flers a été une ville du textile, puis de l’équipement automobile : on y fabrique des armatures de sièges pour la plupart des constructeurs. La Ferté-Macé, Tinchebray, Athis et Briouze partagent cette tradition de petite métallurgie rurale. Le Domfrontais, plus au sud, est le pays du poiré, avec ses poiriers centenaires dans les prés. Bagnoles-de-l’Orne, station thermale, accueille des curistes une bonne partie de l’année. Le bocage est dense, les haies hautes, les fermes au bout de chemins étroits où deux véhicules ne se croisent pas.
Argentan, le Merlerault et le pays d’Auge
Argentan, détruite en août 1944 lors de la fermeture de la poche de Falaise, a été rebâtie avec des rues larges et des immeubles bas. À l’est s’étendent les herbages du Merlerault, berceau du cheval de selle, et le haras national du Pin. Les haras privés, souvent somptueux, emploient une main-d’œuvre nombreuse et utilisent des quatre-quatre, des camions à chevaux et des utilitaires en quantité. Au nord, Vimoutiers, Camembert et Gacé appartiennent au pays d’Auge : pommiers, colombages, routes sinueuses entre des talus.
Le pays d’Ouche
L’Aigle, Rai, Saint-Sulpice-sur-Risle, La Ferté-en-Ouche, Moulins-la-Marche : un plateau de forêts et de labours, froid, humide, où l’on travaille le métal depuis le Moyen Âge. Épingles, aiguilles, agrafes, fil tréfilé : les usines de la vallée de la Risle sont encore en activité, plus discrètes qu’autrefois. L’Aigle tient chaque mardi l’un des plus grands marchés de Normandie. Le secteur est proche de l’Eure et, par la route nationale, à moins de deux heures de Paris : certains y ont une maison, d’autres en partent chaque matin.
Le Perche
Mortagne-au-Perche, Bellême, Rémalard, Longny, Tourouvre, Val-au-Perche, Ceton : des collines couronnées de forêts, des manoirs à tourelles, des fermes en longère, et le cheval percheron. Depuis vingt ans, le Perche est devenu une villégiature prisée, et les prix s’y sont envolés. Les nouveaux venus ont des voitures récentes ; les anciens habitants, agriculteurs et artisans, conservent des véhicules très âgés. Les cours sont souvent fermées par une barrière en bois et desservies par un chemin empierré : on y entre sans peine en été, moins bien après un hiver pluvieux.
Rachat d’épave dans l’Orne : ce qui fait le prix
L’épaviste chiffre un rachat d’épave en fonction du véhicule lui-même : modèle et version, motorisation, âge, kilométrage, type de panne ou de choc, corrosion, pièces manquantes. Dans l’Orne, le parc est vieux, et l’humidité normande n’arrange rien : planchers, passages de roue et berceaux sont souvent atteints, ce qui condamne au contrôle technique des voitures qui roulent encore. Elles conservent cependant des organes sains, et c’est sur eux que porte l’offre. Le monde du cheval alimente un marché particulier : quatre-quatre, fourgons et petits camions de transport de chevaux sont recherchés. Les utilitaires des artisans du Perche également. Les véhicules accidentés sur les autoroutes du Mans et de Rouen ou sur la nationale de Paris complètent le tableau. Pour les autres, l’enlèvement gratuit est la règle, s’ils sont complets. Le prix d’un rachat est versé lors du chargement. La page épave accidentée donne le détail pour un sinistre.
Les centres VHU de l’Orne : seize sites bien répartis
L’Orne est mieux pourvue que sa population ne le laisserait supposer. Sur dix-huit établissements inscrits dans Géorisques à la rubrique 2712 des installations classées, qui concerne l’entreposage, la dépollution et le démontage de véhicules hors d’usage, seize sont en exploitation sur plus de 500 m² au 20 septembre 2026, dans quinze communes. Le Perche en a quatre : Mortagne-au-Perche, La Ventrouze, Sablons sur Huisne et Val-au-Perche. Le pays d’Ouche, deux communes aux portes de L’Aigle : Saint-Sulpice-sur-Risle et Saint-Martin-d’Écublei. Le centre du département, cinq : Gacé, qui a le plus étendu, près de trois hectares, Échauffour, Montchevrel, Mortrée et Monts-sur-Orne. Le Bocage, trois : Flers, Montilly-sur-Noireau et Saint-Georges-d’Annebecq. Alençon est desservie par Damigny, sa voisine.
Les lacunes sont limitées. Ni Alençon ni Argentan n’ont de centre sur leur commune ; la première a Damigny et les sites sarthois d’Arçonnay à sa porte, la seconde doit aller à Mortrée ou à Monts-sur-Orne. La Ferté-Macé et Bagnoles-de-l’Orne sont plus proches de La Pallu, en Mayenne, que de Saint-Georges-d’Annebecq. Le Domfrontais n’a rien : Domfront dépend de Flers ou de Saint-Mars-sur-Colmont, en Mayenne. Vimoutiers est à égale distance de Gacé et de Saint-Pierre-en-Auge, dans le Calvados. Ces centres sont tous soumis, depuis le 1er janvier 2025, à l’enregistrement au titre des installations classées ; ceux qui disposaient d’un agrément préfectoral le gardent tant qu’il n’est pas retiré. Il n’y a pas de certificat de destruction en dehors d’eux.
| Établissement | Commune |
|---|
| AUTO | Damigny (61250) |
| CENTRE OCCASION GACEEN | Échauffour (61370) |
| LE FEUVRIER | Flers (61100) |
| Exploitant individuel | Gacé (61230) |
| THEBAULT AUTO PIECES | La Ventrouze (61190) |
| AUTO 61 | Montchevrel (61170) |
| S2A | Montilly-sur-Noireau (61100) |
| D.P.E. | Monts-sur-Orne (61150) |
| AUTOS DISCOUNT 61 | Mortagne-au-Perche (61400) |
| GH AUTO | Mortrée (61570) |
| TL AUTO | Sablons sur Huisne (61110) |
| SG AUTOMOBILES | Saint-Georges-d’Annebecq (61600) |
| PERRET | Saint-Martin-d’Écublei (61300) |
| LELOUP AUTOS | Saint-Sulpice-sur-Risle (61300) |
| REVIVAL | Saint-Sulpice-sur-Risle (61300) |
| COQUATRIX | Val-au-Perche (61260) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026 : établissements en exploitation avec titre, sur plus de 500 m². Ces établissements sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Les étapes d’un enlèvement
Indiquez le véhicule, son état, la commune, le lieu-dit et l’accès. L’épaviste vous rappelle avec sa réponse, gratuité ou rachat, et une date. Le jour dit, il s’assure que les documents sont complets, fait signer le certificat de cession, treuille la voiture sur son plateau et la dépose dans un centre VHU, rarement très loin.
Les papiers à fournir
La carte grise barrée par le titulaire, avec « cédé le », la date, « pour destruction » et sa signature. Le cerfa n° 15776. Un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Une pièce d’identité. Véhicule d’un haras au nom d’une société, voiture d’un curiste reparti, succession, titre égaré : la page formalités répond à ces cas.