Beauvais : la ville, l’identité, les roues manquantes
La vallée, les deux plateaux, l’aéroport
Le centre reconstruit se traverse sans peine : chaussées larges, places de stationnement, cours d’immeubles accessibles. Seuls les abords de la cathédrale et les jours de marché demandent de la patience. Les anciens faubourgs, Voisinlieu, Marissel, Saint-Just-des-Marais, ont gardé des maisons basses de brique et de torchis, des venelles, des cours étroites le long de la rivière. Argentine et Saint-Jean, sur les hauteurs, sont faits d’immeubles et de pavillons aux larges parkings. Autour de l’aéroport, les parcs de stationnement de longue durée, officiels ou non, gardent parfois des voitures que personne ne vient rechercher : c’est l’affaire de leurs exploitants et de la fourrière, non de l’épaviste, tant que le titulaire ne se manifeste pas. Au-delà commencent le plateau picard et le pays de Bray, avec leurs fermes.
Pourquoi l’épaviste photographie la voiture et relève votre identité
Certains vendeurs s’étonnent : l’épaviste demande une pièce d’identité, la recopie, photographie la voiture sous tous les angles, le numéro de série, le compteur. Ce n’est pas de la méfiance, c’est la règle du métier. Tout professionnel qui achète des véhicules ou des métaux doit tenir un registre où figurent l’identité du vendeur, la description de ce qu’il a acquis, la date et le prix ; les forces de l’ordre peuvent le consulter. C’est ce qui rend difficile l’écoulement d’une voiture volée. Les photographies, elles, protègent les deux parties : elles fixent l’état du véhicule au moment où il change de mains, et coupent court à toute contestation sur ce qui manquait ou non. Pour la même raison, le paiement laisse une trace. Un intervenant qui ne vous demande rien, ne note rien et paie de la main à la main n’est pas plus commode : il est hors des clous, et vous avec.
Sans roues, sur cales ou sur parpaings
Les roues ont été vendues, volées, ou prêtées à une autre voiture et jamais rendues. La caisse repose sur des chandelles, des rondins, des parpaings. Première consigne : ne vous glissez jamais dessous. Un parpaing travaille mal en compression ponctuelle et peut éclater sans prévenir. Pour l’enlèvement, une voiture sans roues ne se treuille pas : elle labourerait le sol et le plateau. L’épaviste apporte donc des roues de manœuvre au bon entraxe, ou des chariots, ou soulève la voiture avec un bras de levage. Il doit savoir combien de roues manquent, sur quel essieu, et si les moyeux tournent. Cette préparation peut être facturée, car elle sort de l’enlèvement ordinaire. Si vous possédez encore quatre roues quelconques qui se montent, même dépareillées, même à plat, remettez-les : c’est le moyen le plus sûr de rester dans la gratuité.
Rachat d’épave à Beauvais
Diesels de grands rouleurs qui travaillent en région parisienne, voitures de familles des plateaux, utilitaires d’artisans, véhicules de ferme du Beauvaisis : le rachat d’épave s’établit sur le modèle, la motorisation, l’année, le kilométrage et la panne. Les gros kilométrages sont la norme ici, et n’empêchent pas une offre quand la boîte, les trains ou la carrosserie sont sains. Le prix annoncé par téléphone est payé au chargement, contre signature, si le véhicule est conforme.
Si la voiture n’a plus de valeur, elle est reprise complète en enlèvement gratuit. Pour un accident, notamment avec du gibier, voyez épave accidentée.
Les centres VHU du Beauvaisis
L’Oise est un département bien pourvu : 40 installations inscrites à la rubrique 2712 (véhicules hors d’usage), dont 25 en exploitation sur plus de 500 m², selon Géorisques, registre public des installations classées, au 20 septembre 2026. La majorité se trouve dans la vallée de l’Oise, vers Creil et Compiègne. À l’ouest, Beauvais en possède sur son territoire, à deux kilomètres du centre ; Abbecourt en a une autre à dix kilomètres. Pour le plateau picard et le pays de Bray, c’est la destination logique.
Ces centres VHU sont enregistrés comme installations classées, ainsi que l’exige la loi depuis le 1er janvier 2025 ; les agréments préfectoraux délivrés sous le régime précédent restent valables jusqu’à retrait. Le certificat de destruction est établi par le centre.
| Établissement | Commune |
|---|
| SYSTEME AUTO | Abbecourt (60430) |
| AUTO SERVICES (2 sites) | Beauvais (60000) |
| TOPICO AUTO | Creil (60100) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026. Établissements en exploitation sur plus de 500 m², dont l’activité principale est la voiture de particulier, dans les communes citées ci-dessus. Liste complète du département : Épaviste dans l’Oise (60). Ils sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
La marche à suivre
Dites tout de la voiture, y compris ce qui lui manque : c’est ce qui décide du matériel. On vous rappelle avec un prix, ou avec la confirmation que l’enlèvement ne vous coûtera rien. Le jour convenu, l’épaviste relève votre identité, photographie, vous fait signer, puis charge. Destination : un centre VHU du Beauvaisis.
Les papiers
Votre pièce d’identité, d’abord, puisque l’épaviste doit la relever. Puis le certificat d’immatriculation, rayé de deux traits, avec « cédé le (date) pour destruction » et votre signature, le cerfa n° 15776, et un certificat de situation administrative qui n’a pas plus de quinze jours. Le reste est expliqué sur la page formalités.