Clermont-Ferrand : la butte, les accessoires, l’expert
Deux centres anciens et une ville étalée
La butte de Clermont est un lacis de rues montantes, pavées de lave, en partie piétonnes autour de la place de la Victoire et de la rue des Gras ; Montferrand, avec ses hôtels particuliers et son plan en damier, n’est guère plus large. Dans les deux, l’enlèvement se fait tôt, avec un petit porteur. Le tramway, qui relie le nord au sud en passant par Jaude, interdit tout arrêt sur sa plateforme. Le reste de la ville ne pose pas de difficulté : anciennes cités ouvrières aux maisons jumelées avec jardin, grands ensembles de Croix-de-Neyrat et de la Gauthière, résidences de la Pardieu. Sur les Côtes et vers Durtol, les pentes reprennent. Donnez l’altitude en même temps que l’adresse, disent les dépanneurs d’ici, et ce n’est qu’à moitié une plaisanterie.
Pneus hiver, barres de toit, attelage : que faire des accessoires ?
Dans un département où l’équipement hivernal est obligatoire sur une bonne partie des routes, presque chaque voiture a son second jeu de roues. Il ne part pas à la casse avec elle. Des pneus hiver montés sur jantes se revendent facilement à un propriétaire du même modèle ; remontez donc sur la voiture ses roues les plus usées avant le passage de l’épaviste, l’essentiel étant qu’elle en ait quatre et qu’elle roule jusqu’au plateau. Même logique pour les barres et le coffre de toit, le porte-vélos, les chaînes, le siège enfant, le boîtier de télépéage : tout ce qui se démonte sans outil spécial et ne fait pas partie du véhicule vous appartient. L’attelage, lui, est boulonné au châssis ; le démonter est permis, mais rarement rentable. Ne touchez ni au pot catalytique, ni à la batterie, ni aux éléments mécaniques : ce sont eux qui font le véhicule complet.
Après un accident : rien avant l’expert
L’erreur classique consiste à vouloir débarrasser au plus vite une voiture accidentée. Si vous avez déclaré le sinistre à votre assureur, ce que vous devez faire dans les cinq jours ouvrés, la voiture doit rester en l’état jusqu’au passage de l’expert : c’est sur elle qu’il fonde son rapport, et donc votre indemnité. La faire enlever avant, c’est détruire la preuve. Ensuite, deux chemins. Si l’expert la déclare économiquement irréparable et que vous acceptez l’offre de l’assureur, vous lui cédez la voiture : c’est lui qui la fait enlever, vous n’avez pas à appeler d’épaviste. Si vous refusez cette offre, ou si votre contrat ne couvre pas vos propres dommages, la voiture reste à vous, et c’est à ce moment-là qu’un épaviste intervient. Entre-temps, demandez où elle est entreposée et à quel tarif : les frais de gardiennage courent.
Rachat d’épave à Clermont-Ferrand
Transmissions intégrales achetées pour monter en station, breaks et monospaces de familles installées en Limagne, citadines d’étudiants : le parc clermontois est varié, et ses voitures ont souvent beaucoup travaillé en côte. Le rachat d’épave se chiffre d’après le modèle, la motorisation, l’année, le kilométrage, l’état de l’embrayage et des freins, la cause de l’arrêt. Vous connaissez le montant avant que le camion ne parte ; il est payé sur place si tout concorde.
Si la voiture ne vaut plus rien en pièces, elle est reprise entière en enlèvement gratuit. Les sinistres sont traités sur la page épave accidentée.
Les centres VHU autour de Clermont
Le Puy-de-Dôme a peu d’installations, et l’exploitant de plusieurs d’entre elles a cessé son activité. Géorisques, le registre public des installations classées, en relève 22 inscrites à la rubrique 2712 (véhicules hors d’usage), dont 17 en exploitation sur plus de 500 m², au 20 septembre 2026. Clermont-Ferrand en a une, à quatre kilomètres du centre. Cournon-d’Auvergne en compte deux, à six kilomètres ; Châteaugay, Malauzat et Sayat une chacune, à sept ou huit kilomètres au nord. Plus loin, Lezoux, Pont-du-Château, Thiers et sa montagne, le Livradois et les Combrailles ont les leurs.
Le régime de ces centres est, depuis le 1er janvier 2025, l’enregistrement au titre des installations classées. Il a remplacé l’agrément préfectoral, que les centres anciennement agréés conservent jusqu’à retrait. Le certificat de destruction est rédigé par le centre.
| Établissement | Commune |
|---|
| D’PAR Automobile | Châteaugay (63119) |
| CLERMONT DEMOLITION AUTO | Clermont-Ferrand (63000) |
| ETABLISSEMENTS BORNOT ET SERRE | Cournon-d’Auvergne (63800) |
| ML AUTOPIECES 63 | Cournon-d’Auvergne (63800) |
| THOR ROGER | Malauzat (63200) |
| SAS DYNO ET FILS | Pont-du-Château (63430) |
| BECKER Henri | Sayat (63530) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026. Établissements en exploitation sur plus de 500 m², dont l’activité principale est la voiture de particulier, dans les communes citées ci-dessus (les plus proches seulement). Liste complète du département : Épaviste dans le Puy-de-Dôme (63). Ils sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Les étapes
Vous appelez ou écrivez, en précisant si la voiture est accidentée et si l’expert est passé. On vous rappelle avec une offre ou la confirmation de la gratuité, et une date. Le chauffeur vérifie les papiers, fait signer la cession, charge. Le centre VHU réceptionne et déclare.
Les documents
Carte grise barrée et signée, mention « cédé le (date) pour destruction » ; cerfa n° 15776 ; certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Pour un véhicule sinistré, le rapport de l’expert si vous l’avez. Le reste est sur la page formalités.