Gennevilliers : une ville, un port, une filière
Côté habitat, côté activité
Les deux moitiés de la commune ne posent pas les mêmes questions. Dans les quartiers d’habitat, grands ensembles du Luth et des Agnettes, rues plus anciennes du Village et des Grésillons, la voiture est au pied d’un immeuble ou sur un parking de résidence : il faut l’accord du gestionnaire si une barrière en ferme l’accès. Dans la zone portuaire et les parcs d’activité, les voies sont larges et faites pour les poids lourds, mais beaucoup sont privées, gardées, et fermées le soir et le week-end : le rendez-vous se prend aux heures d’ouverture du site, et le poste de garde doit être prévenu.
Ce qu’un centre VHU ne reprend pas
Une idée fausse circule : on pourrait déposer dans un centre VHU tout ce qui vient d’une voiture. Ce n’est pas le cas. Le centre VHU reçoit des véhicules, pas leurs restes. Quatre pneus stockés à la cave, un bidon d’huile de vidange, une batterie seule, un pare-chocs ou un moteur déposé ne relèvent pas de lui : les pneus se rapportent chez un vendeur de pneumatiques, l’huile et la batterie à la déchetterie ou chez un garagiste, la ferraille chez un récupérateur. À l’inverse, tout ce qui est encore monté sur la voiture part avec elle, et c’est une bonne raison de ne rien démonter avant l’enlèvement : ce que vous retirez, vous devrez l’éliminer vous-même, et la voiture cessera d’être complète.
La voiture abandonnée sur le parking d’une entreprise
Les gestionnaires de sites le connaissent bien : un véhicule arrivé un jour, que personne ne reprend, et qui s’affaisse au fond du parking. L’entreprise n’en est pas propriétaire et ne peut donc pas le céder à un épaviste, même de bonne foi. La voie prévue est autre : le maître des lieux s’adresse à la police ou à la gendarmerie, qui recherche le titulaire ; faute de réaction de celui-ci, le véhicule peut être mis en fourrière à la demande du maître des lieux, puis détruit par cette voie. Si le propriétaire est connu, un ancien salarié par exemple, le plus rapide reste de le joindre : sa signature sur la carte grise et la cession suffit, et l’enlèvement redevient une formalité.
Rachat d’épave à Gennevilliers
Beaucoup de fourgons, de petits utilitaires et de breaks de travail terminent leur carrière ici, avec de gros kilométrages mais des pièces de carrosserie et de train roulant recherchées. Côté particuliers, ce sont des citadines et des compactes courantes. Dans les deux cas, un rachat d’épave est possible quand la demande de pièces existe pour le modèle. Transmettez l’année, le kilométrage, la panne et des photos : la proposition arrive avant le camion, le paiement avec lui.
Sinon, la voiture entière est emportée au titre de l’enlèvement gratuit. Les véhicules sinistrés suivent un circuit particulier, exposé sur la page épave accidentée.
Trois fiches au port, aucun centre VHU
D’après Géorisques, le registre public des installations classées (relevé du 20 septembre 2026), les Hauts-de-Seine ne comptent que 6 installations inscrites à la rubrique 2712, celle du stockage, de la dépollution et du démontage des véhicules hors d’usage, dont 5 en exploitation sur plus de 500 m². Trois de ces cinq se trouvent à Gennevilliers, dans le secteur du port, mais il s’agit des deux sites d’un broyeur, qui ne traite que des carcasses déjà dépolluées, et de celui d’un recycleur de métaux : aucune ne démonte une voiture de particulier. Les deux centres VHU du département sont à Bagneux, à une quinzaine de kilomètres. Pour une épave de Gennevilliers, les casses de Bezons, dans le Val-d’Oise, sont plus près, à environ 7 km par la route.
Leur statut est celui d’installations classées enregistrées, obligatoire depuis le 1er janvier 2025 ; les agréments préfectoraux plus anciens restent valables tant qu’ils n’ont pas été retirés. C’est le centre, et lui seul, qui établit le certificat de destruction.
Les centres VHU du département sont listés un par un, avec leur commune, sur la page Épaviste Hauts-de-Seine (92).
Comment cela se déroule
Vous signalez le véhicule et le lieu, en précisant s’il s’agit d’un site fermé. Vous recevez un rappel : prix proposé ou gratuité confirmée, puis date. Le chauffeur se présente, contrôle les documents et l’identité, fait signer, charge. Le véhicule est ensuite remis à un centre VHU. La radiation de l’immatriculation s’ensuit.
Les documents
Le certificat d’immatriculation barré, portant « cédé le (date) pour destruction » et la signature du titulaire ; le cerfa n° 15776 ; le certificat de situation administrative de moins de quinze jours ; pour une entreprise, un extrait Kbis et la pièce d’identité du dirigeant. Détails sur la page formalités.