Montauban : la bastide, les engins, la voiture du futur conducteur
Une bastide, un faubourg, cent trente-six kilomètres carrés
Le plan de la bastide est régulier, mais ses rues sont étroites et en partie piétonnes ; la place Nationale n’est accessible qu’aux ayants droit. Une voiture remisée dans un garage du centre en sort le matin, avant l’ouverture des commerces. Villebourbon et Sapiac, de l’autre côté des ponts, ont des rues basses, des entrepôts anciens, des cours profondes. À l’est, Beausoleil et les Chaumes sont des quartiers d’immeubles et de lotissements sans difficulté. Ensuite commence la commune rurale : Saint-Martial, Falguières, Le Fau, Birac, Saint-Hilaire, Fonneuve. Les fermes sont au bout de chemins blancs, les véhicules sous des hangars à tabac reconvertis ou sous les arbres, parfois enfoncés dans une terre argileuse qui colle dès qu’il pleut. Par temps humide, l’épaviste reste sur le dur et tire de loin.
Tondeuse autoportée, quad, motoculteur : les engins sans carte grise
Dans une propriété rurale, l’épave de voiture est rarement seule. À côté dorment une tondeuse autoportée au carter percé, un motoculteur, un quad d’enfant, un vieux karting. Ces engins n’ont pas de carte grise, et n’entrent pas dans la filière des véhicules hors d’usage : aucun certificat de destruction n’est à attendre, aucune démarche à faire. Ce sont, juridiquement, des objets métalliques. Un récupérateur de métaux les accepte ; l’épaviste qui vient pour la voiture les charge volontiers en même temps, si vous le prévenez pour qu’il garde de la place. Vidangez-les auparavant, et portez l’huile et l’essence souillée à la déchèterie. Le cas du quad homologué est différent : il est immatriculé, possède un certificat d’immatriculation, et se cède exactement comme une voiture, avec les mêmes papiers. Même règle pour un tracteur immatriculé, qui relève toutefois d’autres professionnels.
Garder la vieille voiture pour l’enfant qui passera le permis
L’intention est bonne : la citadine de la famille ne sert plus, le fils aura dix-huit ans dans trois ans, on la met sous l’abri en attendant. Trois ans plus tard, la batterie est morte, les pneus sont ovalisés et craquelés, les freins soudés par la rouille, l’essence a tourné dans le réservoir, les durites ont séché, et le contrôle technique est à refaire. La remise en route coûte ce que vaut une voiture équivalente en état de marche. Il y a plus sérieux : une voiture de vingt ans n’a ni l’antidérapage ni les airbags d’un modèle récent, alors qu’un conducteur novice est celui qui en a le plus besoin. Si vous tenez à la conserver, faites-la rouler chaque mois, assurée et entretenue. Sinon, mieux vaut la céder tant qu’elle a de la valeur, et consacrer la somme, le moment venu, à une occasion plus sûre.
Rachat d’épave à Montauban
Utilitaires et pick-up d’arboriculteurs, fourgonnettes de marché, vieux tout-terrain, citadines et berlines des quartiers : le rachat d’épave tient compte du modèle, du moteur, de l’année, du kilométrage et de la panne. Les véhicules de travail, même très fatigués, intéressent pour leur mécanique simple. Une voiture restée à l’abri se négocie mieux qu’une voiture envahie par les ronces. L’épaviste chiffre d’avance et paie à l’enlèvement, si le véhicule est conforme.
Quand il n’y a rien à racheter, il l’emporte complet, en enlèvement gratuit. Voir aussi épave accidentée pour un sinistre.
Une petite installation dans la commune, les centres VHU dans la couronne
Le Tarn-et-Garonne est un petit département : 11 installations inscrites à la rubrique 2712, celle des véhicules hors d’usage, dont 8 en exploitation sur plus de 500 m² (Géorisques, registre public des installations classées, relevé du 20 septembre 2026). Malgré sa taille, Montauban n’a sur son territoire qu’une petite installation agréée, de moins de 500 m². Deux centres l’entourent : Lacourt-Saint-Pierre à huit kilomètres, Albias à une douzaine par la route ; un recycleur agréé exerce aussi à Saint-Étienne-de-Tulmont, hors de ce relevé. Moissac, qui en compte deux, est à plus de vingt kilomètres, Septfonds à plus de vingt-cinq.
Depuis le 1er janvier 2025, un centre VHU doit être enregistré comme installation classée ; les agréments préfectoraux délivrés sous l’ancien régime restent en vigueur jusqu’à retrait. Le certificat de destruction est rédigé par le centre, pour les seuls véhicules immatriculés.
| Établissement | Commune |
|---|
| DECONS OCCITANIE | Albias (82350) |
| MAZIERES ET FILS SARL | Lacourt-Saint-Pierre (82290) |
| A.C.O. J - DESMONS ET FILS | Moissac (82200) |
Source : registre Géorisques des installations classées, rubrique 2712, relevé du 20 septembre 2026. Établissements en exploitation sur plus de 500 m², dont l’activité principale est la voiture de particulier, dans les communes citées ci-dessus (les plus proches seulement). Liste complète du département : Épaviste en Tarn-et-Garonne (82). Ils sont indépendants de notre réseau ; la liste évolue, vérifiez auprès du centre avant de vous déplacer.
Le déroulé
Vous décrivez ce qu’il y a à enlever, voiture et engins, et l’accès. L’épaviste rappelle avec son offre ou la gratuité, et choisit un jour sec si le terrain est argileux. Il contrôle les papiers du véhicule immatriculé, fait signer, charge le tout, et livre la voiture à un centre VHU.
Les papiers
Pour le véhicule immatriculé : carte grise barrée, « cédé le (date) pour destruction », signée ; cerfa n° 15776 ; certificat de situation administrative de moins de quinze jours. Pour les engins sans immatriculation, rien. La page formalités précise les cas particuliers.