Drancy : les rues, l’amende tardive, la déchèterie
Des lotissements tracés à la règle
Les rues des anciens lotissements sont droites mais étroites, et le stationnement des deux côtés n’y laisse qu’une voie. Un plateau qui s’arrête bloque la circulation le temps du chargement : l’épaviste choisit les heures creuses et fait vite. Beaucoup de pavillons ont une courette ou un garage accolé, si juste que la voiture n’en sort qu’en ligne droite ; assurez-vous que rien n’est garé en face. Autour de la gare et le long de la route des Petits-Ponts, les commerces et le tramway compliquent l’arrêt. Les cités du centre et de l’est ont des parkings de surface, plus simples, à condition d’avoir l’accord du bailleur si la barrière est fermée. Le nord, contre le triage, est un cul-de-sac : on n’y passe pas, on y vient exprès.
L’amende qui arrive après la cession
Trois semaines après l’enlèvement, un avis de contravention tombe dans la boîte aux lettres. Pas de panique, mais de la méthode. Regardez d’abord la date et l’heure des faits. S’ils sont antérieurs à la cession, l’amende est pour vous : la voiture était encore la vôtre. S’ils sont postérieurs, vous n’avez pas à payer, et surtout vous ne devez pas payer, car régler l’amende revient à reconnaître l’infraction. Contestez dans le délai indiqué sur l’avis, en joignant la copie du certificat de cession et, si vous l’avez, l’accusé d’enregistrement de la déclaration. C’est pour cette raison que le cerfa comporte une case pour l’heure : remplissez-la toujours. Pour une voiture remise à la destruction, un avis postérieur est rare et signale une anomalie, plaques copiées ou erreur de saisie : conservez votre certificat de destruction, il tranche la question.
La déchèterie ne prend pas les voitures
La question est posée chaque semaine aux gardiens : non, une déchèterie n’accepte ni voiture, ni caravane, ni morceau de carrosserie découpé. Un véhicule hors d’usage est un déchet dangereux tant qu’il n’a pas été dépollué, et seul un centre VHU peut le faire. En revanche, la déchèterie reçoit en général ce qui traîne autour d’une vieille voiture : bidons d’huile de vidange, batteries isolées, liquide de refroidissement, parfois quelques pneus de particuliers, déjantés, en nombre limité. Les conditions varient selon la collectivité : consultez le règlement avant de charger le coffre. Un conseil, toutefois : ne démontez rien sur la voiture elle-même pour l’y porter. La batterie, les roues et les fluides doivent rester à bord, sans quoi le véhicule n’est plus complet et la gratuité de l’enlèvement peut être remise en cause.
Rachat d’épave à Drancy
Compactes et monospaces de familles, berlines diesel de gros rouleurs, fourgonnettes d’artisans : à Drancy, on garde ses voitures longtemps et on les entretient soi-même. Le rachat d’épave prend en compte le modèle, la motorisation, l’âge, le kilométrage et ce qui a lâché. Les modèles courants, dont les pièces sont demandées par tout le voisinage, ne sont pas les moins bien payés. L’offre est faite par téléphone, puis honorée au chargement si la voiture est telle qu’annoncée.
Sans valeur de pièces, elle est enlevée complète, en enlèvement gratuit. Pour un véhicule sinistré : épave accidentée.
Des centres VHU à moins de cinq kilomètres
Avec 10 installations inscrites à la rubrique 2712 (stockage, dépollution, démontage de véhicules hors d’usage) dont 5 en exploitation sur plus de 500 m², la Seine-Saint-Denis est peu équipée pour sa population. Drancy a la chance d’être au milieu de ce qui existe : le registre public des installations classées, Géorisques, relevé le 20 septembre 2026, en situe une à Bobigny et une à La Courneuve, à environ 3 et 4 km par la route, une autre à Clichy-sous-Bois. Juste au nord, Bonneuil-en-France, dans le Val-d’Oise, en ajoute deux.
Ces centres VHU ne sont plus « agréés » au sens d’autrefois : depuis le 1er janvier 2025, la loi leur demande d’être enregistrés parmi les installations classées, tout en laissant courir les agréments préfectoraux déjà accordés, jusqu’à retrait. Eux seuls signent le certificat de destruction.
Les centres VHU du département sont listés un par un, avec leur commune, sur la page Épaviste Seine-Saint-Denis (93).
Le déroulement
Vous appelez ou écrivez : modèle, panne, rue. L’épaviste rappelle, annonce un prix ou la gratuité, convient d’une heure creuse. Il vérifie les papiers, fait remplir la cession avec la date et l’heure, charge, et dépose la voiture dans un centre VHU voisin.
Les papiers
La carte grise barrée, portant « cédé le (date) pour destruction » et la signature ; le cerfa n° 15776, heure comprise ; un certificat de situation administrative de moins de quinze jours. La page formalités répond aux cas moins simples.